"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

18.6.26

Plaisir de lire

Depuis qu'il fait très chaud j'ai changé de rythme et d'activités.

Le matin je me réveille tôt, à 5h, fais tout ce qui est fatiguant et contraignant, dont le travail, jusqu'à 12h30, déjeune, fais la sieste, lis puis me remets au boulot jusqu'à 18h.

Oui, je peux enfin prendre le temps de lire et je revis.

C'est comme si on m'offrait une eau fraîche et délicieuse à déguster pendant des heures. Souvent même je ne fais pas la sieste, je lis seulement. C'est délectable.

Lundi je n'ai fait qu'une bouchée de "la psy", par freida mcfadden. Il y a bien longtemps que je n'avais été surprise par l'intrigue d'un livre, qui plus est, super sympa ! Je vous le recommande.

Cerise sur le gâteau, j'ai pu commander d'autres livres prometteurs, dont un qui m'a été recommandé par notre chère Dany, je vous dirai quoi.

Je penserai à vous pendant les journées de fortes chaleurs à venir, aux alentours de 13h30, en espérant que vous aussi aurez un bon livre à vous mettre sous la dent et devant les yeux.

Bonne hydratation ! 

15.6.26

Queen mother Sue Ellen

Nous avons fêté l'anniversaire de la reine mère en famille très élargie et c'était super chouette!

Elle nous a offert une belle prestation, digne du décorum des lieux et de la longue préparation qu'a nécessité l'événement pour tous ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Je suis repartie avec la satisfaction du devoir filial accompli, la joie d'avoir passé quelques heures avec tous ces gens que j'aime et la satisfaction de me dire que si j'ai la chance de fêter cet âge canonique, mes enfants ne s'offusqueront pas de me voir siffler deux bouteilles de champagne millésimé, ma mère ayant établi un précédent valant jurisprudence familiale.

Merci à elle, quelle santé tout de même ! 

14.6.26

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Nous sommes toutes assez d'accord pour dire que nous avons compris quand nos enfants étaient adolescents qu'il était important de respecter leur espace et l'intimité de leur chambre, notamment en les laissant la ranger quand ils le voulaient bien, même si ça n'arrivait qu'une fois tous les trois ans.

N'empêche, quand tu es mandatée pour aller surveiller l'avancée de travaux chez ton fiston célibataire, qui n'a pas pas pu poser une journée de repos, ne vas-tu pas en profiter pour "l'avancer un peu" sur son repassage et 'l'aider' à conserver un intérieur douillet dans lequel il aura plaisir à rentrer après une longue journée de travail ?


3.6.26

Les cartes postales

Mis à part pour les livres (que je m'étais pourtant engagée à faire circuler), je ne suis pas une collectionneuse*, pourtant, je conserve toute mes correspondances depuis le collège, ainsi que les vieilles cartes postales que j'achète parfois dans les vide greniers.

J'aime acheter ces cartes d'un autre temps, où s'expriment l'affection,  la tendresse ou l'amour (avec moins d'erreurs de syntaxe et d'orthographe que dans les CV d'aujourd'hui - dit la vieille peau). Je n'ai, à ce jour, jamais lu de carte postale exprimant de la colère ou quelque récrimination que ce soit, donc c'est également un baume pour mon cœur de lire tout cet amour.

Récemment, en même temps que des livres (que je m'étais pourtant engagée à ne plus acheter, même d'occasion et que je devais emprunter à la bibliothèque - comme si j'avais la patience d'attendre que le livre que j'ai envie de lire soit disponible), j'ai acheté un gros lot de cartes postales assez récentes.

Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais lorsque ce vendeur du site d'articles de seconde main le plus utilisé de France me les a vendues, mais il s'est avéré qu'il s'agissait de cartes postales adressées aux membres d'une même famille, sur une période d'au moins cinquante ans.

Je les ai lues en diagonal mais ce fut passionnant.

Un arbre généalogique s'est dessiné au fur et à mesure, j'ai également assisté aux différents déménagements, jusqu'à l'entrée en maison de retraite. J'ai commencé à identifier qui avait le plus voyagé à l'étranger, notamment une femme seule dans les années soixante, dans des contrées peu touristiques. J'ai recueilli avec émotion ses impressions sur ces voyages audacieux pour l'époque.

Je n'avais pas beaucoup de temps, mais en une heure je me suis prise d'affection pour les membres de cette famille et me suis surtout demandé pourquoi personne n'avait cru bon de les conserver. J'ai eu envie de mener l'enquête, afin de retrouver un membre de cette famille encore vivant et me faire confirmer l'ordre des évènements familiaux et la place de chacun, mais ça m'a semblé trop intrusif, alors je n'ai pas osé.

Ces cartes postales ont été le roman le plus passionnant de ces derniers mois.

Quant à la lampe de mineur achetée par mon amoureux lors d'un vide-greniers, elle a suscité en moi la même curiosité?

Quiconque a eu la chance de visiter le fabuleux musée de la mine de Saint Etienne (que je recommande chaudement, vous l'aurez compris), sait que chaque lampe était numérotée et attribuée pour de longues à un seul et même mineur.

Aussi, cette lampe étant à priori issue d'une des mines de la région, j'avais dans l'idée de me renseigner sur d'éventuelles archives conservant les classeurs avec les noms, prénoms et numéros de lampes et de faire le tour des archives de la région dans l'espoir de retrouver le nom et le prénom de son propriétaire, puis voir si je pourrais la ramener à d'éventuels descendants (idée qui n'a pas du tout plu à monsieur son actuel propriétaire).

Mais comme je ne savais pas par où commencer, j'ai renoncé.

C'est quand même magique ce pouvoir de nous faire voyager et rêver qu'ont certains objets.

*Petitout me traite d'accumulatrice compulsive


28.4.26

La Dolce Vita

"La Dolce Vita n'est pas seulement une période historique italienne, mais aussi un symbole universel de l'art de vivre avec élégance, plaisir et légèreté".

Petitout a toujours été avec moi le plus dur de nos trois enfants. Sous prétexte de ne pas vouloir céder à la complaisance dont il accuse ses deux aînés, il a toujours été soucieux de me dire mes quatre vérités.
Discret et modeste, il voit souvent dans mes tenues / actes / rêves une volonté de me faire remarquer, une forme de snobisme ou de provocation. Aussi, quand il a vu combien j'étais heureuse et fière d'avoir pu réaliser mon rêve d'inviter mon bucheron à assister à un opéra à la Scala de Milan à l'occasion de son anniversaire, il m'a traitée de Bobo élitiste. Mais il n'aura pas réussi à gâcher mon plaisir.

C'était magique ! 

J'avais acheté les places il y a de nombreux mois, le premier jour de l'ouverture de la billeterie, en mode "carpe diem !", en me disant que nous aviserions plus tard pour le trajet. 

Avec l'augmentation du prix du carburant, des billets d'avions et de train hors de prix, nous avons pour la première fois pris un bus international Blablacar. C'était 2-3 heures plus long que si nous avions pris notre propre voiture, mais au niveau tarif ça valait vraiment la peine. D'ailleurs, pendant les trajets nous nous demandions comment ils faisaient pour maintenir ce service, au regard de l'augmentation du prix du carburant et le lendemain de notre retour nous avons appris qu'ils arrêtaient leur activité [mais ce n'est pas à cause de nous !]. 
Pendant le trajet nous avons pu prendre le temps d'admirer le paysage, de lire, de discuter avec les voisins, bref ! C'était cool.
J'ai été par contre très choquée de constater le durcissement des contrôles à chaque frontière.

Une fois arrivés à Milan le soleil nous a généreusement accueillis et les délicieuses glaces à l'italienne aussi*. 

J'avais réservé un airbnb au bon rapport qualité-prix, très bien situé et tout juste le temps d'enfiler nos habits de lumière, nous faisions la queue devant le mythique théâtre, entourés de personnes toutes aussi endimanchées que nous. 

C'était magique donc ! Nous en avons pris plein les yeux et les oreilles pendant deux heures. Le plus touchant c'était l'enthousiasme du reste du public. Personne ne m'a semblé blasé, pas même ceux qui semblaient avoir les moyens de s'y rendre tous les samedis. 
En sortant je lévitais de bonheur, ou en tout cas j'aurais dû, si je n'avais pas eu la mauvaise idée de porter de nouvelles belles chaussures vernies pour l'occasion, qui m'ont fait souffrir le martyre à chaque pas jusqu'à notre retour à l'appartement car avec la longue station assise dans le car et pendant le spectacle mes pieds avaient gonflé. Ce fut mon chemin de croix et surtout une anecdote de plus à raconter à nos futurs petits-enfants.

Le lendemain, chaussés de confortables baskets, nous avons pu arpenter la dynamique ville de Milan pendant des heures, sous un soleil radieux, en nous arrêtant pour partager un délicieux déjeuner d'anniversaire, flâner dans un parc en écoutant de la musique, nous allonger dans l'herbe, nous ravitailler en eau, bière et glaces = le bonheur ! Pendant trois jours nous étions juste heureux de tous ces beaux moments partagés sous le soleil milanais.

Je ne chercherai pas à expliquer à Petitout que ça n'avait rien à voir avec de la représentation sociale ou une activité élitiste, que je n'ai rien à prouver à qui que ce soit, car nous savons tous les deux mon bûcheron et moi que nous avons eu l'immense chance d'assister à un magnifique spectacle artistique que nous avons beaucoup apprécié et que ce moment-là était magique d'abord parce que nous l'avons partagé. Nous avons réalisé un rêve.

Au suivant ! 


*Heureusement pour nous la manifestation fasciste venait de prendre fin.

14.4.26

Réaliser ses rêves

En 2026 nous n'attendrons plus pour nous donner les moyens de réaliser nos rêves.

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, en janvier pour bien commencer l'année j'ai réussi à emmener mon bûcheron dans la capitale pour visiter l'exposition "100 ans d'art déco" et nous nous sommes régalés. 

Belle découverte sur nos terres, La bibliothèque Ina Césaire  est dans ma ligne de mire pour les semaines à venir, mais dans l'immédiat je me prépare à toucher le ciel... C'est pour les jours à venir et je vous raconte à mon retour si l'atterrissage n'est pas trop brutal.

A très vite donc et surtout surtout, ne faites rien que je ne ferais pas ! (ça vous laisse de la marge)

Que ta parole soit juste

Bon, on ne va pas se mentir, je ne crois pas avoir été une personne "commode" un seul jour dans ma vie. Dans la langue de mes parents il y a même un mot pour ça : "Mindodo"

Ce qui ne signifie pas désagréable ou pénible mais plutôt d'une trop grande rectitude/franchise... vous voyez l'idée. Il est vrai que j'ai la mauvaise habitude de toujours dire franchement ce que je pense quand j'y suis invitée. Et c'est la raison pour laquelle mes amis me posent toujours les questions embarrassantes : "Bon, en vrai, il est pas beau mon bébé ? ; "Que penses-tu de mon nouveau chéri, il est un peu con, non ? ; "Ma mère, en vrai, elle n'est pas si gentille, hein ?" ; "Cette fille, elle me prend pour un porte-monnaie j'ai l'impression ?", etc.".

Et puisque l'on me fait suffisamment confiance pour me poser de vraies questions plutôt que de me parler de la météo, j'essaye de répondre le plus franchement et sincèrement possible, tout en appliquant les 4 accords toltèques. Petitout m'a offert le livre il y a quelques années en insistant sur le  premier principe : "Que ta parole soit juste".

Aussi, désormais, avant de répondre à une question je tourne sept fois ma langue dans ma bouche et réfléchis à la façon la moins blessante d'exprimer sincèrement et franchement ce que je pense.

N'empêche, le prochain qui me demande si je suis pressée d'être grand-mère ou d'être à la retraite et surtout si tous les convives à un repas ne parlent que de ça, je crois que je vais me mettre à la chanson...



15.3.26

Noël, Dépendance, Diogène et Vol

Je ne suis ni une reine du shopping, ni une fan des restaurants ou des loisirs onéreux. Au quotidien j'ai des plaisirs simples comme admirer la nature, les couchers de soleil, la lumière des rayons de soleil dans les branches et il m'arrive régulièrement d'arrêter ma voiture sur le bas-côté de la route pour prendre un arc en ciel en photo. Je sais tenir un budget, ne suis pas exagérément dépensière, fais des investissements réfléchis et raisonnables, ne consomme pas beaucoup d'alcool, ne fume pas et ne consomme pas de stupéfiants, il n'empêche, vous l'aurez compris, depuis mes premiers achats pour équiper le logement dans lequel nous débutions notre vie de famille monoparentale, je souffre de dépendance... aux achats sur les sites d'occasions ! 

Je suis dingue de livres, de CD, de lampes, de bougeoirs, d'architecture, de plantes (et en particulier de roses), de linge brodé, de meubles du style art déco, du mobilier des années 60/70 et de tout ce qui est en porcelaine/céramique. [thanks god, le rotin m'est passé !]

J'ai essayé d'arrêter ces derniers mois, en vain. Je tiens trois mois au plus et il suffit que je fasse une super bonne affaire, qui me permet d'avoir cet objet parfait qui illumine notre intérieur et me procure chaque jour de la joie quand je le vois et je replonge aussi sec !

Le weekend dernier les frais d'expédition étaient à 1 euro, peu importe la taille et le poids du colis... J'ai encore craqué. J'ai acheté tous les livres de mes auteurs et artistes préférés (dont Fatou Diome, Ousmane Sow et Titouan Lamazou, que j'aime d'amour) que je n'avais pas encore, ainsi que ce livret historique rarissime, que je ne pensais pas pouvoir acheter un jour et quand j'ai ouvert les paquets mercredi soir j'étais comme une enfant heureuse le matin de Noël. Pendant de longues dizaines de minutes j'ai exprimé mon immense joie. 

Petitout me regardait à la fois amusé et inquiet, car il pense que je suis atteinte du syndrome de Diogène. Notre (pourtant) très grande bibliothèque est pleine à craquer, alors j'ai commencé à faire des piles verticales de livres à côté. 

Mon bûcheron était consterné en calculant l'empreinte carbone de mes achats (qui en même temps ne sont pas neufs, hein !) et me jetait son regard peu amène de combattant de Sainte Soline.

Pu...fichtre ! Et dire que je me croyais non matérialiste et écologiquement exemplaire. Bon ben va falloir prendre le temps de lire maintenant et d'en donner quelques uns pour faire de la place, mais ça ne va pas être facile. Je peux tout donner facilement, sauf les livres que j'ai aimés.

Je crois que j'ai trouvé une solution. Comme il ne sait pas précisément combien il en possède ils ne lui manqueront pas : je vais donner les livres de mon bûcheron* !

Mais chuuuuuuuut**, ça reste entre nous.

P.S : si vous avez l'occasion d'assister au spectacle de Waly Dia, courez-y, le monsieur est drôle, brillant, pointu, pertinent et percutant ! Ce fut ma plus belle soirée de l'année 2026, après celle où mon bucheron est rentré de cinq jours de déplacement professionnel****.


* Sauf ceux que vous lui avez offerts, oeuf corse 

**Soyez rassurés, vous ne serez pas accusés de complicité de vol ou de quelque autre délit, car il n'y a pas de vol entre époux*** ! Mouhahahahaha !

***l’article 311-12 du Code pénal, modifié par la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020, article 10, précise : « Ne peut donner lieu à des poursuites pénales le vol commis par une personne : 1° Au préjudice de son ascendant ou de son descendant ; 2° Au préjudice de son conjoint (...)".

****Et j'ai bien fait d'en profiter vu que quand il va se rendre compte que j'ai donné principalement ses livres, je ne pourrai plus compter que sur mon nouveau meilleur ami.


4.3.26

Les cadeaux

J'ai deux passions dans la vie (à part faire l'amour, rigoler et embrasser fort tous ceux j'aime), c'est de passer des heures sur un fameux site de revente d'articles d'occasion, pour faire de trop bonnes affaires et chercher des idées de cadeaux.

Pour cela, il faut :

- connaître un minimum la personne (du coup je passe pour la plus grosse curieuse/intrusive de l'univers quand je cherche à définir ses goûts) ; 

- et s'y prendre à temps.

De fait, des mois avant un anniversaire, je glane des infos par ci-par là, mais ça commence à se savoir. Tant et si bien que mes proches se méfient quand Ils disent aimer quelque chose devant moi.

Mon bûcheron, qui sait que je suis "no limit" en matière de cadeaux à ceux que j'aime, du coup n'ose plus dire qu'il est fan de l'Alpine A110, de peur que je souscrive un crédit sur 20 ans pour lui en acheter une de son année de naissance. Toutebelle dit haut et fort combien elle raffole des voyages. Toutgrand ne réclame jamais rien, mais apprécie les ustensiles de cuisine (qui s'avèrent onéreux). Tandis que Petitout déteste toute dépense dispendieuse (à ses yeux) et préfère les cadeaux utiles. Pour ses 20 ans il a refusé que je lui offre une belle montre (alors qu'il admire les belles montres) et était super content que je lui achète des boîtes de conserve de légumes et une multiprise avec multi-interrupteurs pour son logement étudiant.

Bref ! Pas facile de faire le bon cadeau à des personnes qui ne demandent rien et disent sincèrement n'avoir besoin de rien. 

D'autant qu'il y a une jurisprudence familiale, car j'ai osé offrir "L'Histoire de France pour les nuls" à Toutgrand l'année où il passait le bac (comme quatrième cadeau d'anniversaire ou Noël, je ne sais plus), pensant sincèrement l'aider, avec un livre de cette collection ludique, à se réconcilier avec cette matière qu'il abhorrait. Cadeau qu'il a détesté tout autant, au point de vouloir le faire brûler et de ne plus se souvenir de ce que je lui avais offert d'autre. C'est devenu une private joke familiale et je passe auprès de mes fils pour la plus incompétente et malveillante des mères en matière de cadeaux, contrairement à Toutebelle qui est toujours ravie, ce qui fait dire à ses frères qu'elle cherche à gratter l'héritage. 

Alors du coup je mets le paquet pour préparer le repas choisi par la reine/le roi du jour. 

Et vous, arrivez-vous encore à surprendre et faire plaisir à vos proches en leur faisant des cadeaux ? 

Sue Ellen Ewing était un rôle

Vu en ciné-débat hier, je vous recommande chaleureusement le film "Des jours meilleurs".

L'alcoolisme des femmes est encore un tabou dans notre société, qui fait la part belle au vin et aux alcools, outils de "convivialité".

Aucun de mes trois grands enfants ne boit d'alcool. Ni par conviction religieuse, ni parce qu'ils auraient été traumatisés par un parent alcoolique, mais parce qu'ils n'en aiment pas le goût.

Grand bien leur fasse.

Mais je vois bien que dans la famille Ardéchoise de mon amoureux c'est une anomalie de plus de ma part. Je n'ai pas appris à mes enfants à aimer l'alcool ! Comment peut-on s'amuser et même rire à une fête sans verre d'alcool à la main ? Je suis souvent celle qui ne boit pas afin de conduire pour ramener mon bûcheron, mais ils ne comprennent pas non plus : "Même pas un verre ou deux ? T'as le droit tu sais !".

Ok, mais il se trouve que je n'en ressens pas forcément le besoin. Ce qui n'arrange pas mon amoureux car j'ai une furieuse tendance à pratiquer la parole impeccable à la Miguel Ruiz quand je suis sobre (alors que quand j'ai bu je ne fais que rire) et dans sa famille on ne se parle pas vraiment, ça ne fait pas partie de leur éducation.

De plus, je me suis rendue compte que le vin, même très bon, me file un méchant mal de crâne et me fait vomir désormais et la bière me provoque des gaz au lit toute la nuit. Alors pour le bien de ma santé et de mon couple j'ai décidé d'arrêter les deux. 

Pourtant j'aimais rien plus que siroter un verre de Porto le soir en lisant un bon bouquin. D'ailleurs ça me rappelle qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas acheté de Porto, ni lu d'ailleurs, bien que les deux ne semblent pas avoir de mauvais effets secondaires sur mon organisme. 

Quand je ne supporterai plus d'affronter les sordides nouvelles du monde avec l'esprit clair, je réclamerai des anxiolytiques à mon médecin. Il paraît que ça procure les mêmes effets que l'alcool et que c'est remboursé par la sécurité sociale.

Non plus ? Bon ben je vais me shooter aux petits bonheurs alors, à commencer par serrer ceux que j'aime dans mes bras longuement, même Petitout (23 ans) : "Madré, c'est gênant, je n'ai plus 3 ans et je ne pars pas au front !".

Par chance, non. 

Une pensée pour toutes les femmes et mères du monde et pas que le 8 mars prochain.


P.s : si vous avez un bon plan pour ressentir une douce torpeur bienfaisante sans consommer d'alcool, médicament ou substance illicite, je suis preneuse.

P.s2 : nous sommes d'accord, un bon orgasme fait le job, mais mon bûcheron a indiqué ne pas être disponible tout le temps pour répondre à mes nombreuses sollicitations et m'a invitée à chercher d'autres façons de me faire du bien, sans pour autant le tromper*... Mais j'ai perdu le cordon de recharge de mon nouveau meilleur ami (tristesse et commande express dans la foulée).

*Rabat-joie ! 

22.2.26

1475

C'est le nombre de billets que j'ai écrits ici en une vingtaine d'années (publiés ou pas), y compris celui-ci.

Je me souviens qu'à l'époque où j'ai commencé à surfer sur la blogosphère je me sentais seule dans ma vie de couple avec un informaticien qui travaillait beaucoup la semaine et passait ses week-ends à écrire ses dizaines de romans et publications associatives, tandis que je me débattais avec l'éducation de trois jeunes enfants. Je me souviens m'être rappelé que j'aimais écrire moi aussi et avoir découvert les blogs, arrivés juste après les pages personnelles internet et avant les comptes insta.

Je me souviens de la douce folie, la joie et de la fraîcheur qui se dégageait du blog de notre chère Bellzouzou dès le premier billet/post que j'ai lu. Cette joie ne s'est pas arrêtée, merci à toi ma chère amie de continuer de nous régaler.

Au début écrire ici c'était jeter une bouteille à la mer. Je me disais que quelqu'un quelque part me lirait et ça me suffisait. Et puis j'ai eu quelques commentaires, dont celui de Bellzouzou qui m'a encouragée à continuer, alors j'ai continué. Mais avec le succès grandissant de certains blogs tout cela m'a parfois semblé vertigineux, chronophage, même si le mien, thanks god, est resté confidentiel.

Je me suis beaucoup amusée de ces blogueurs qui réclamaient des cadeaux à leurs lecteurs, comme si le bonheur qu'ils offraient en écrivant se devait d'être troqué. Je passe sur les propositions de publicités ou placements de produits, qui enrichissent encore aujourd'hui les pensionnaires du zoo humain virtuel de Dubaï. Je n'ai que plus d'admiration encore pour toutes celles qui ont su préserver leur intégrité, à commencer par notre chère Bellzouzou, œuf Corse !

J'avoue que j'aurais volontiers vendu mon âme contre quelques livres ou un ou deux voyages, mais on ne m'a rien proposé et pour cause, pour cela il aurait fallu que je lise plus, que je publie plus, que j'aille commenter plus chez plus de blogueurs, que j'aie plus de commentaires, que je sois plus visible, que je parle plus souvent de mes lectures ou de mes voyages... et pour cela il aurait fallu que je puisse prendre le temps nécessaire et que mes têtes multicolores me donnent l'autorisation de continuer de raconter leurs vies, mais je n'ai eu ni l'un ni l'autre.

Ces vingt dernières années j'ai :

- été victime de menaces de mort envers mes enfants à cause des activités associatives de leur père avec des personnes qui manifestement n'allaient pas beaucoup mieux que lui ;

- déménagé dans une nouvelle région pour assurer la sécurité de mes enfants mais également dans l'espoir d'un meilleur équilibre familial ;

- traversé un épouvantable divorce qui a duré des années, avec un homme très intelligent dont les troubles psychiatriques se sont exacerbés au moment de notre séparation et qui m'a volontairement mise dans des situations financièrement difficiles ;

- été fichée à la banque de France ;

- éduqué trois têtes multicolores tout en m'efforçant de les préserver le plus possible ;

- continué de m'occuper de mes parents qui pratiquent la parentification depuis mon plus jeune âge ;

- assuré la médiation au sein d'une famille dysfonctionnelle comptant incessamment sur moi. ;

- travaillé dans des conditions parfois très difficiles car le harcèlement et la souffrance au travail ne sont pas que des concepts ;

- été confrontée au racisme systémique, qui n'est plus un délit semble t'il, mais s'avère même tendance si j'en crois les actualités internationales ;

- repris mes études et suivi des formations continues par plaisir d'apprendre et de faire de la recherche, mais également pour exercer des métiers qui me plaisent et qui soient rémunérés dignement. 

Bref ! Je n'ai pas toujours eu le temps, la tête ou le cœur à écrire ici et je suis désolée si vous avez parfois eu l'impression que je vous lâchais. C'est moi que je m'efforçais de préserver.

Sachez que revenir écrire ici a toujours été une bouffée d'oxygène, jamais une contrainte, même quand une certaine me menaçait. D'autant que j'ai eu la chance de rencontrer nombre de blogueuses/lectrices de la première heure. J'avais besoin de cela pour sortir de la virtualité. Certaines sont devenues des amies chères à mon cœur, toutes m'ont touchée. Et si vous saviez combien ça m'a fait du bien de penser à vous toutes dans les moments difficiles, car même virtuels (mais pas que), les bons liens sociaux sont plus précieux que l'argent ou la réussite professionnelle. Même celles et ceux qui ont arrêté d'écrire depuis longtemps m'ont marquée et je me demande souvent ce qu'ils deviennent. 

Je me suis souvent auto-censurée, notamment pendant les années de la procédure de divorce, car mon ex-mari continuait de venir lire mon blog et récoltait toute information qu'il pouvait utiliser contre moi. Il est même allé jusqu'à pirater mes messageries, envoyer des mails à ma place et récolter les adresses de messageries et coordonnées de mes contacts pour leur écrire ou téléphoner. Tout ça pour dire que je ne me sentais pas toujours libre d'écrire tout ce que je vivais, malheureusement, parce qu'il y a eu des épisodes pas piqués des hannetons. 

J'ai décidé d'aller voir une psy qui m'a aidée à comprendre tous les liens toxiques qui me bouffaient la vie, à les identifier, à les briser, à en reconstruire de meilleurs plus équilibrés et plus sains et j'ai appris à dire non. Je suis désormais une professionnelle du non serein et solaire. Je sais super bien dire non aux autres pour me dire oui à moi et du coup eh ben ça va bien.

Alors je suis d'autant plus contente de pouvoir vous dire qu'aujourd'hui je suis enfin heureuse.

Petitout vient de décrocher son diplôme, Toutebelle complète sa formation, Toutgrand travaille depuis plusieurs années dans un domaine qui lui plaît et ils vont bien. Ce sont trois adultes gentils, intelligents, bienveillants, respectueux et drôles, qui me disent régulièrement qu'ils aiment leur vie et à chaque fois j'en ai les larmes aux yeux. Pu...fichtre ! ça valait la peine de mener tous ces combats.

Je suis heureuse également car il y a dix ans j'ai rencontré un homme bien, pas parfait, loin de là, mais je ne le suis pas non plus et nous nous aimons. En 2026 nous aurons respectivement 58 et 52 ans et nous avons déjà perdu des proches de nos âges ou plus jeunes, aussi, nous sommes déterminés plus que jamais à nous faire plaisir tant qu'il est temps.

Concernant mon poids, je tente toujours régulièrement des expériences. Dans mon premier couple j'ai pris 40 kilos, je crois qu'on peut dire qu'il me gonflait. Et ces kilos ne pouvaient pas être imputables à mes trois grossesses, car j'ai été malade à perdre dix kilos à chaque fois. Après la séparation, il y a douze ans, j'ai perdu 30 kg. Je me suis dit que je devais prendre soin de ma santé car mes enfants ne pouvaient plus compter que sur moi. Il y a quatre ans, je me suis dit que je pouvais arrêter de me soumettre à la dictature de la balance et qu'un bonheur stable, assorti de plaisirs assumés me garantiraient un poids stable. Bon ben, je ne pourrai pas écrire un nouveau livre bien-être intitulé "mon bonheur et mon poids stables", puisque je me suis rendue compte l'été dernier que j'avais repris 20 kilos avec "le régime Bonheur". Alors du coup en septembre dernier je me suis racheté un pèse-personne et depuis cinq mois ai perdu 15kg. Pas de frustration, mais je me sens parfois faible et fatiguée, heureusement pour le moral les beaux jours reviennent et je vais pouvoir recommencer à aller marcher. Ce qui fera extrêmement plaisir à mon amoureux qui n'aime rien plus que les marches dans la nature et ça fera plaisir également à ma santé, qui m'a rappelé l'été dernier qu'elle était fragile que je devais prendre soin d'elle.

Dans quelques semaines, inch Allah, j'irai voir notre Bellzouzou internationale jouer sa nouvelle pièce, je pourrai faire des grosses bises qui claquent à notre chère Dany, je ne désespère pas de croiser notre chère Anne et sa grande famille lors de l'un de nos périples métropolitains et je pense à vous tous pour mon (peut-être) dernier grand  projet... Celui-là sera culturel, solidaire et planétaire, il bénéficiera d'un lieu dédié, un local en région Auvergne Rhône Alpes et, le moment venu, celles et ceux qui le souhaitent seront les bienvenu.e.s à l'inauguration !

En attendant je vous espère en bonne forme et pu...fichtre ! Soyez fous et faites vous plaisir ! (Mais ne jetez pas votre pèse-personne)

You Are The Sunshine Of My Life

9.1.26

Un peu de rêve

Et si vous pouviez partir dans un endroit où il fait beau, où la nature est belle, où on peut faire de belles balades et de belles visites, où l'on mange bien, où l'on boit bien et où les gens sont agréables... ce serait où ?

27.11.25

Zont bien failli m'avoir !

J'étais en pleine sinistrose carabinée depuis plusieurs mois, quand s'est imposée à moi une mission ! Fêter dignement les anniversaires de mes amours, dont le quart de siècle de Toutebelle, qui peut vous péter la clavicule avec son seul regard si vous vous risquez à l'appeler Catherinette, puis faire renaître mon Christmas Groove 

Les anniversaires se sont magnifiquement passés et pour me Christmasgroover j'ai refait la déco de mon salon, ou, plus exactement, je l'ai sérieusement désencombré. Je vis désormais dans un joli cocon et m'en réjouis chaque jour.

Cerise sur le gâteau, j'ai plein de chouettes bouquins sur ma table de chevet et pour Noël pas de casse-tête pour les cadeaux.

Au risque de fâcher notre cher David Wiz, qui aimait me rappeler que le conseil se paie, le mien sera une nouvelle fois gratuit. J'ai proposé que chacun n'achète qu'un seul cadeau, partageable entre nous tous : boite de chocolats, jeu de société, etc. Tout le monde a beaucoup apprécié cette idée. 

Je vous souhaite de beaux moments de partage.


30.9.25

Pince-moi (le einsse), je rêve.

Il y aurait une entente mafieuse entre les médecins et les centres d'imagerie pour prescrire à un max de femmes, un max de mammographies inutiles, afin d'assurer à un max de femmes des nuits d'angoisse sans dormir et aux copines photographes de l'intérieur un max de revenus pour emmener Isaure, Isabeau, Enguerrand et Inès à Courchevel.

Ne serait-ce qu'une thèse complotiste de plus ou bel et bien une sorte d'association de malfaiteurs en blouse blanche, moins visible que les vrp des laboratoires pharmaceutiques qui essayaient* toujours de te piquer ta place dans les salles d'attente des médecins généralistes hyper-prescripteurs mais au teint bronzé toute l'année ? Je ne sais.

Ce que je sais c'est que je n'ai jamais été fan des médocs, encore moins de la machine qui transforme tes jolis seins bien ronds en paninis, tout en t'envoyant des rayons X dans le corps, aussi, si certain.e.s ont cru bon de faire subir cette infamie supplémentaire aux femmes sans réelle nécessité, que le cul leur pèle sur plusieurs générations.

Néanmoins, toujours surveiller ton corps tu devras et pour cela par la palpation tu commenceras. Palpe-toi mon amie, apprends à ta fille, à ta petite-fille à se palper, voire même à tes fils, à tes petits-fils** à se palper et forme ton homme à te palper, si homme régulier il y a et crois bien qu'il ne mettra pas cette tâche là au crédit de sa charge mentale.

Il m'est arrivé de recruter quelques palpeurs occasionnels, qui s'y employaient tout de même avec le plus grand sérieux, bien que n'ayant aucune référence antérieure de la zone à explorer.

Et puis franchement, quitte à passer à la machine à paninis, autant avoir quelques activités préalables agréables.

Ma mère a eu un cancer du sein, deux de mes soeurs ont eu des cancers du sein, je suis passée régulièrement à la machine à paninis de 30 à 45 ans et aujourd'hui, à plus de 50 ans, plus rien !

Bon ben j'en perds mon grec, d'autant que vous l'aurez compris, je ne suis pas fan de la machine à paninis. Alors c'est pas que je réclame hein, mais sauf à apprendre qu'après 50 ans on est immunisé contre le cancer du sein ou qu'il se détecterait désormais dans les prises de sang qu'on me prescrit tous les ans, je garde la palpation ! 

À tout âge, les filles, les gars, n'oubliez pas, palpez vous

* Note pour maintenant, en l'écrivant j'ai réalisé que je n'en ai plus vu depuis longtemps dans les salles d'attente des médecins,  ils doivent envoyer leurs publicités par mail.

** À celles qui ont pensé "ils n'ont pas besoin de moi pour leur rappeler de se palper, ces auto astiqueurs compulsifs", je rappelle que 1% des cancers du sein diagnostiqués concernent des personnes assignées homme à la naissance*** et porteuses du chromosome XY, aussi, précisez leur où il faut palper. 

*** Hé hé, vas-y accuse moi de faire de la discrimination de genre maintenant**** !!!.

**** Bon, je dois quand même vous avouer que je m'y perds toujours un peu et que j'évite le sujet avec soin pour ne pas avoir à supporter des heures de récriminations de la part de Toutebelle au sujet de ma pensée neurotypique et ma binarité (qui sont des insultes semble t'il).

12.8.25

Ma journée parfaite

Ça y est ! Je l'ai vécue.

J'ai appelé de mes vœux toute ma vie cette journée parfaite, sans savoir qu'elle tomberait le jour de mon anniversaire.

L'inconvénient lorsque l'on fête son anniversaire au milieu du mois d'août c'est que la plupart de vos amis proches sont partis en vacances et puis ça sent la fin de l'été qui est, comme vous le savez, ma saison préférée.
Habituellement, à partir de la mi-août commence le compte à rebours qui me fait appréhender la rentrée scolaire, combien même je n'ai plus à la maison d'enfant en âge scolaire, on approche de l'automne. 
Sauf l'an dernier, car j'ai fêté mon demi-siècle de belle façon et en excellente compagnie, ce qui a fait perdurer la légèreté et l'insouciance de l'été jusqu'au mois d'octobre.

Et sauf cette année, car j'ai eu ma journée parfaite.

J'aime beaucoup les oiseaux, aussi, pour fêter mon anniversaire, j'avais très envie de retourner au parc des oiseaux, mais il faisait si chaud qu'à la place mon amoureux m'a offert une balade de plusieurs heures en canoë-kayak (que j'adore pratiquer) sur une petite rivière proche de la maison que je ne connaissais pas. Vraisemblablement je n'étais pas la seule, car au rendez-vous de ce premier départ de la journée nous étions tous les deux seuls : c'était magique. ! 
Cette rivière oubliée était assez sauvage pour que de trop nombreuses personnes s'y soient cachées pour y jeter quelques épaves (ou les auto-écoles de ce secteur forment vraiment très mal), mais surtout assez sauvage pour que nous puissions pagayer à l'abri des arbres pendant des heures dans le calme le plus absolu, au milieu d'oiseaux magnifiques (dont un martin-pêcheur de toute beauté), de très nombreuses libellules vertes et bleues, ainsi que des poissons qui nous ont rassurés sur la qualité de l'eau. 
Oui, c'était magique. Nous voguions à deux seuls au monde sur cette eau paisible et rafraîchissante, au milieu d'une nature aux bruits apaisants et aux couleurs éclatantes. Pendant quelques heures nous avons oublié la chaleur écrasante et les bruits des hommes. Nous nous sommes tus souvent, émerveillés plus encore et avons parfois ri si fort que nous avons dû faire fuir les animaux les plus apeurés.

J'étais déjà très heureuse, mais quand nous sommes rentrés à la maison et que j'ai lu les adorables messages que j'avais reçus sur mon téléphone, j'étais encore plus heureuse.

Quand j'ai ouvert mes cadeaux, je n'en croyais pas mes yeux, c'était l'apothéose. 

J'ai toujours eu ce fantasme un peu ridicule et égocentrique, j'en conviens, que mes proches me devinent assez pour m'offrir un cadeau qui me comblerait et c'était déjà arrivé plusieurs fois ces cinquante premières années, mais jamais ce ne fut un strike aussi parfait.

Après ces heures douces et fraîches au fil de l'eau avec l'homme que j'aime à admirer de nombreuses espèces d'oiseaux, une très chère à mon cœur m'a parfaitement devinée puisqu'elle m'a envoyé plusieurs présents, dont une carte postale sur laquelle elle a écrit "Un anniversaire sur le thème des oiseaux, puisque tu n'aimes pas les chats, pauvre de toi !".Elle m'a offert "à nos vies imparfaites" de Véronique Ovalde, autrice qui m'avait tant secouée avec le surprenant "Ce que je sais de Vera Candida", que j'ai hâte de la lire à nouveau. Dans sa grande générosité elle m'a également offert un joli carnet d'écriture, pour ne plus laisser s'enfuir l'inspiration (et qui sait, peut-être réussir à concrétiser mon projet de comedy club ?), ainsi qu'une boîte de mon nouveau thé préféré, à déguster à Noël (ma seconde période préférée) avec mes amours, pour me réconforter quand les longues journées ensoleillées d'été me manqueront tant.

Mes trois amours pour l'éternité, mes enfants chéris, m'ont offert mon nouveau parfum préféré, qu'ils ont parfaitement choisi. 

Et mon amoureux, un fabuleux outil de relaxation pour tromper l'ennui et seulement lui, quand il est en déplacement professionnel.

Je ressens tant de gratitude, vraiment.

Je vous embrasse fort et vous souhaite une belle fin d'été.


17.6.25

Jeune

Je sais que je suis jeune parce que j'ai de nombreuses envies, une multitude de projets, j'aime apprendre et j'adore découvrir de nouvelles choses ;

Quand mon amoureux se dandine pour me faire rire, j'ai 15 ans ;

Quand je m'adresse à certains adultes, c'est à la part d'enfant en eux que j'ai envie de parler ;

Je n'ai jamais eu aucun intérêt pour les marques et le luxe, seuls la qualité des produits, des matières et la beauté intrinsèque m'intéressent ;

Je ne suis jamais la dernière à faire des roulades dans l'herbe, si je suis assurée de ne pas trouver de crotte de chien dans la descente ;

Mes enfants m'offrent des cadeaux qui brillent dans la nuit pour la fête des mères ;

Et mon chéri prend le temps de me les installer pour me faire plaisir, alors qu'il a eu une journée de travail épuisante ;

Je peux sourire pendant des heures en pensant à quelque chose qui m'a fait plaisir ou rire ;

Tous mes copains de plus de cinquante ans ont l'air jeunes car ils savent s'amuser de la vie ;

Parfois je boude, je me rends compte que je boude, mes proches me disent que je boude, mais je ne reconnais pas que je boude ;

J'ai une baguette magique avec une étoile multicolore que j'adore et je la planque quand nos voisins viennent nous rendre visite, pour ne pas que leur petite fille de 3 ans demande à l'avoir ;

Je peux faire des heures de voiture pour aller chercher cet objet qui une fois installé dans mon domicile me fera sourire chaque jour quand je poserai mes yeux dessus ;

J'adore les orages d'été et dès qu'il pleut mes enfants savent qu'ils vont me retrouver sous la pluie en train de chanter la pub tahiti douche ;

J'envoie des selfies à mon chéri pour lui donner envie de rentrer du travail pas trop tard ;

Et parfois même je fais une bouche de canard pour le faire rire ;

Je me promène tout le temps pieds nus ;

Je propose souvent à mon bûcheron de danser juste parce que j'en ai envie, avant ça le gênait, maintenant il dit tout le temps oui ;

Je suis jeune, mais assez vieille pour qu'on ne me fasse plus chier en me disant : "Mais ça ne se fait pas ! " ;

Parce qu'ils savent tous, que si je le veux vraiment, je le ferai.

Et quand je regarde mes grands enfants, qui eux sont vraiment jeunes, je ressens tellement d'amour et de fierté que je ne peux pas m'empêcher de sourire et ils râlent parce qu'ils pensent que je me moque d'eux et me traitent de "vraie gamine".

Jeune.

Vieille

Souvent on me dit que je ne fais pas mon âge, pour de simples raisons génétiques, mais je sais bien que je suis vieille :

Je ne suis plus aussi leste qu'avant pour faire des acrobaties ;

Je souris d'un air goguenard lorsque mes médecins, banquiers et conseillers en tous genres, qui ont l'âge de mes enfants, veulent me faire la leçon ;

Je suis surprise à chaque fois que j'apprends le décès d'une icône de mon enfance ;

J'ai des cheveux blancs sur la tête et pas que sur la tête*... ;

J'ai connu Yves Mourousi et Marie-Laure Augry ;

Je suis consternée par ce que les nouvelles technologies ont fait des sciences de la communication et de l'information ;

J'ai acheté un meuble en tissu pour ranger les téléphones portables quand nous rentrons à la maison, mais personne ne le fait jamais, même pas moi ;

Du coup, en arrivant nos visiteurs se demandent à quoi sert ce truc avec des poches à l'entrée de la maison et si nous faisons la quête ;

Je prie pour qu'un virus technologique fasse que l'on revienne à l'époque où nous ne pouvions communiquer qu'en nous déplaçant pour nous voir, par courrier, téléphone fixe ou télégramme pour les urgences ;

Je sais que je suis vieille et même si je voulais l'ignorer je ne le pourrais pas, mon plus jeune enfant se faisant un devoir de relever quotidiennement mon "état de délabrement"** ;

Je sais que le fond compte plus que la forme et qu'un poète peut se cacher sous la plume d'un dysorthographique et/ou dyslexique ;

Il n'empêche, je ne comprends pas la baisse manifeste du niveau de langue française***, notamment dans les échanges professionnels. Chaque jour je prends sur moi pour ne pas retourner les écrits que je reçois après avoir surligné toutes les erreurs d'orthographe et de syntaxe.

Vieille.


*sur la barbe aussi.

**et pourtant je sais qu'il est bien de moi, c'est le seul qui n'ait pas pu être échangé à la naissance, puisque sa toilette et les premiers soins ont été faits dans une pièce attenante à la salle d'accouchement. A travers la grande baie vitrée, j'ai pu assister à tout, jusqu'à la pose du bracelet de naissance et retour du de mon adorable bébé en pyjama dans mes bras pour la première tétée bio : processus ISO 2002 afin de garantir une parfaite traçabilité du nouveau-né.

***Je suis favorable au grand remplacement ! Je propose que ces fossoyeurs de la langue française soient déchus de leur nationalité française et qu'elle soit refilée aux étrangers qui ont le niveau de connaissance de la langue française requis.


10.6.25

Y a t'il un vétérinaire dans la salle ?

Je suis en recherche d'une aiguille hypodermique et de l'un de ces somnifères assez puissants pour endormir un éléphant*.

*Nos vacances approchent et mon Speedy Gonzalez d'amoureux s'agite déjà en pensant à tout ce que nous allons pouvoir faire, alors que je ne rêve que de lire allongée dans l'herbe** à l'abri d'un arbre : Aux grands maux, les grands moyens !

**En soufflant sur les fourmis qui me grimpent dessus et avec une bombe anti frelons à portée de main.

3.6.25

La copiteuse

Comme une certaine, moi aussi pour l'Ascensionlabiennommée c'était un week-end croque-love-doudou, mais avec mon bûcheron et dans le Nord Pas de Calais.

Faut dire que ça faisait quelques années que cette piscine me faisait de l'oeil de très loin, brillante de toute son artdécoserie.

Ni une, ni deux, je profitai de l'occasion pour :

1- programmer une halte dans la surprenante ville de Troyes ;

2- réaliser mon rêve de future lauréate du prix Sue Ellen (Daaaaaaaaaaaaaallaaaaaaaaaaaaaaaaaas ton univers impitoyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaableeeeeeeeeeeeeeeeeuh*) ;

3- réserver un emplacement nu pour planter notre tente**.

Introduction

Je ne sais pas à quand remontait notre dernier week-end en amoureux, mais j'étais bien décidée à démontrer à mon jeune époux qu'il provoque toujours en moi des envies déraisonnables, que je suis toujours passionnée également par le patrimoine et l'architecture, que l'on peut être sexy en état d'ébriété et que je reste une femme simple qui accepte de tenter l'expérience inédite (pour moi) de dormir dans une tente, même si ça fait bien rire ma descendance qui m'appelle (dès que j'ai le dos tourné) "la princesse petit pois 24 carats".

I] Troyes "Honi soit qui mal y pense" 

J'avais été surprise que dame Bellzouzou me vante, il y a quelques années de cela, les mille trésors architecturaux de la ville de Troyes. Comme tout un chacun, mal informé et plein de préjugés, je croyais cette ville vouée au Dieu Shopping et condamnée à n'être la destination que des apôtres du consumérisme aveugle. 

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa***, ô combien je me trompais. Mon bûcheron et moi nous sommes gavés de pans de bois et de colombages à chaque pas. Même les balais humains tenant la banderole du "parti des patr#iotes", sur la place principale de la ville, n'ont pas réussi à gâcher notre plaisir. C'était même assez réjouissant de voir, juste à côté, des passants se dandiner en écoutant l'excellent chanteur de reggae (délicieusement noir), sans prêter attention à leurs aryeneries.

Nous avons donc eu grand plaisir à découvrir cette patrimoniale et gourmande ville, que nous avons quittée non sans avoir auparavant acheté deux bouteilles de Prunelle à un sémillant caviste.

II] Et glou et glou et glou

Je n'aimais pas la bière avant de goûter la Goudale ambrée il y a cinq ans. Il fallait donc bien profiter de ce road trip dans les terres du Nord pour visiter la Brasserie de Saint Omer

Omer déception, ma bière préférée n'était pas proposée à la dégustation. Ce serait un coup de mon bûcheron, qui les aurait prévenus de mon arrivée et des risques de faillite qu'ils couraient vu que la dégustation est illimitée, que ça ne m'étonnerait pas. Je me suis donc montrée extrêmement raisonnable, même si pas tant que ça selon mon traître d'amoureux, vu ma joie excessive au moment de monter la tente dans le camping quelques heures plus tard.

III] A bas les sanitaires collectifs !

Car oui, j'ai réservé dans un camping. Ce qui a fait rire ma descendance pendant trois jours avant et trois jours après (mais visiblement ils ne parviennent pas à s'arrêter, alors ça va durer plus longtemps). 

Je ne crois pas être la femme la plus précieuse de la région Auvergne Rhône Alpes, néanmoins, je confesse un goût pour le confort et pour la beauté (mais pas pour le luxe indécent), qui s'est toujours traduit par peu d'inclination pour le camping en tente. 

Pour faire plaisir à mon bûcheron, qui aime autant l'élégance que la simplicité, j'ai donc réservé dans un camping un emplacement pour planter la tente que j'avais achetée il y a plusieurs mois en prévision de nos futurs bivouacs et grand bien me prit**** :  c'était SUPER !

Primo, la terre était meuble et notre tente était super rapide à monter, en 15 minutes c'était fait (et avec mon aide malgré mes 15 grammes d'alcool dans le sang). Secundo, j'ai adoré cette proximité, dans cette tente nous étions comme dans une bulle. Tertio, j'ai réussi à m'adapter à ce nouvel environnement et même à me doucher dans le préfabriqué vieillot et collectif du camping prévu à cet effet (mais après que mon bûcheron y soit passé et ait tout nettoyé avec le vinaigre d'alcool blanc que j'ai toujours dans le coffre de la voiture... Non mais oh, faut pas déconner quand même !).

Bon, je dois confesser que plutôt que le snack du camping nous avons préféré le très bon restaurant du coin pour dîner. Le restaurateur/cuisinier nous a très bien accueillis (ce qui m'a changé de la population locale peu ouverte à la diversité semble t'il), le repas y était aussi délicieux que les toilettes étaient impeccables et j'y ai pris toutes mes précautions pour la nuit avant de rentrer me coucher au camping. 

Conclusion

Le dernier jour nous avons visité le parc de Barbieux. Les Roubaisiens ne se mouchent pas du coude en matière de villas cossues et de cottages qui claquent. Ensuite, nous nous sommes rendus dans le plus beau musée de France. Et c'est les yeux plein d'étoiles et le vag#in pétillant que je suis rentrée à la maison, en me disant que même si ça faisait beaucoup de trajet pour si peu de temps, il faudrait remettre ça très bientôt*****.

* Hé hé, vous allez avoir la musique dans la tête pendant des heures...

** Pour une fois il ne s'agit pas d'une métaphore seskuelle, c'est le nom qu'ils leur donnent dans les campings.

*** J'ai fait grec au collège, mais je ne connais pas l'équivalent pour les hellénistes et me consume de honte à cet instant, avant de renaître de mes cendres tel le phénix. 

**** Là pas de contrepèterie, mais peut-être bien une métaphore seskuelle

***** Lysa, j'ai pensé à toi avant, pendant (sauf la nuit, heureusement pour toi) et après, mais si je t'avais proposé une rencontre alors que nous n'étions pas partis à deux depuis trop longtemps, mon jeune époux aurait fait la grève du seske pendant au moins trois jours et ça aurait été au dessus de mes forces. Début août j'envisage une virée dans la Somme, est-ce loin de chez toi, seras-tu disponible ?



3.5.25

Mon nouveau meilleur ami


 

Je me demande comment j'ai pu vivre si longtemps sans lui. Ma famille n'en peut déjà plus, mais c'est si bon avec les épices qui vont bien les tajines !