"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

15.6.26

Queen mother Sue Ellen

Nous avons fêté l'anniversaire de la reine mère en famille très élargie et c'était super chouette!

Elle nous a offert une belle prestation, digne du décorum des lieux et de la longue préparation qu'a nécessité l'événement pour tous ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Je suis repartie avec la satisfaction du devoir filial accompli, la joie d'avoir passé quelques heures avec tous ces gens que j'aime et la satisfaction de me dire que si j'ai la chance de fêter cet âge canonique, mes enfants ne s'offusqueront pas de me voir siffler deux bouteilles de champagne millésimé, ma mère ayant établi un précédent valant jurisprudence familiale.

Merci à elle, quelle santé tout de même ! 

14.6.26

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Nous sommes toutes assez d'accord pour dire que nous avons compris quand nos enfants étaient adolescents qu'il était important de respecter leur espace et l'intimité de leur chambre, notamment en les laissant la ranger quand ils le voulaient bien, même si ça n'arrivait qu'une fois tous les trois ans.

N'empêche, quand tu es mandatée pour aller surveiller l'avancée de travaux chez ton fiston célibataire, qui n'a pas pas pu poser une journée de repos, ne vas-tu pas en profiter pour "l'avancer un peu" sur son repassage et 'l'aider' à conserver un intérieur douillet dans lequel il aura plaisir à rentrer après une longue journée de travail ?


3.6.26

Les cartes postales

Mis à part pour les livres (que je m'étais pourtant engagée à faire circuler), je ne suis pas une collectionneuse*, pourtant, je conserve toute mes correspondances depuis le collège, ainsi que les vieilles cartes postales que j'achète parfois dans les vide greniers.

J'aime acheter ces cartes d'un autre temps, où s'expriment l'affection,  la tendresse ou l'amour (avec moins d'erreurs de syntaxe et d'orthographe que dans les CV d'aujourd'hui - dit la vieille peau). Je n'ai, à ce jour, jamais lu de carte postale exprimant de la colère ou quelque récrimination que ce soit, donc c'est également un baume pour mon cœur de lire tout cet amour.

Récemment, en même temps que des livres (que je m'étais pourtant engagée à ne plus acheter, même d'occasion et que je devais emprunter à la bibliothèque - comme si j'avais la patience d'attendre que le livre que j'ai envie de lire soit disponible), j'ai acheté un gros lot de cartes postales assez récentes.

Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais lorsque ce vendeur du site d'articles de seconde main le plus utilisé de France me les a vendues, mais il s'est avéré qu'il s'agissait de cartes postales adressées aux membres d'une même famille, sur une période d'au moins cinquante ans.

Je les ai lues en diagonal mais ce fut passionnant.

Un arbre généalogique s'est dessiné au fur et à mesure, j'ai également assisté aux différents déménagements, jusqu'à l'entrée en maison de retraite. J'ai commencé à identifier qui avait le plus voyagé à l'étranger, notamment une femme seule dans les années soixante, dans des contrées peu touristiques. J'ai recueilli avec émotion ses impressions sur ces voyages audacieux pour l'époque.

Je n'avais pas beaucoup de temps, mais en une heure je me suis prise d'affection pour les membres de cette famille et me suis surtout demandé pourquoi personne n'avait cru bon de les conserver. J'ai eu envie de mener l'enquête, afin de retrouver un membre de cette famille encore vivant et me faire confirmer l'ordre des évènements familiaux et la place de chacun, mais ça m'a semblé trop intrusif, alors je n'ai pas osé.

Ces cartes postales ont été le roman le plus passionnant de ces derniers mois.

Quant à la lampe de mineur achetée par mon amoureux lors d'un vide-greniers, elle a suscité en moi la même curiosité?

Quiconque a eu la chance de visiter le fabuleux musée de la mine de Saint Etienne (que je recommande chaudement, vous l'aurez compris), sait que chaque lampe était numérotée et attribuée pour de longues à un seul et même mineur.

Aussi, cette lampe étant à priori issue d'une des mines de la région, j'avais dans l'idée de me renseigner sur d'éventuelles archives conservant les classeurs avec les noms, prénoms et numéros de lampes et de faire le tour des archives de la région dans l'espoir de retrouver le nom et le prénom de son propriétaire, puis voir si je pourrais la ramener à d'éventuels descendants (idée qui n'a pas du tout plu à monsieur son actuel propriétaire).

Mais comme je ne savais pas par où commencer, j'ai renoncé.

C'est quand même magique ce pouvoir de nous faire voyager et rêver qu'ont certains objets.

*Petitout me traite d'accumulatrice compulsive


28.4.26

La Dolce Vita

"La Dolce Vita n'est pas seulement une période historique italienne, mais aussi un symbole universel de l'art de vivre avec élégance, plaisir et légèreté".

Petitout a toujours été avec moi le plus dur de nos trois enfants. Sous prétexte de ne pas vouloir céder à la complaisance dont il accuse ses deux aînés, il a toujours été soucieux de me dire mes quatre vérités.
Discret et modeste, il voit souvent dans mes tenues / actes / rêves une volonté de me faire remarquer, une forme de snobisme ou de provocation. Aussi, quand il a vu combien j'étais heureuse et fière d'avoir pu réaliser mon rêve d'inviter mon bucheron à assister à un opéra à la Scala de Milan à l'occasion de son anniversaire, il m'a traitée de Bobo élitiste. Mais il n'aura pas réussi à gâcher mon plaisir.

C'était magique ! 

J'avais acheté les places il y a de nombreux mois, le premier jour de l'ouverture de la billeterie, en mode "carpe diem !", en me disant que nous aviserions plus tard pour le trajet. 

Avec l'augmentation du prix du carburant, des billets d'avions et de train hors de prix, nous avons pour la première fois pris un bus international Blablacar. C'était 2-3 heures plus long que si nous avions pris notre propre voiture, mais au niveau tarif ça valait vraiment la peine. D'ailleurs, pendant les trajets nous nous demandions comment ils faisaient pour maintenir ce service, au regard de l'augmentation du prix du carburant et le lendemain de notre retour nous avons appris qu'ils arrêtaient leur activité [mais ce n'est pas à cause de nous !]. 
Pendant le trajet nous avons pu prendre le temps d'admirer le paysage, de lire, de discuter avec les voisins, bref ! C'était cool.
J'ai été par contre très choquée de constater le durcissement des contrôles à chaque frontière.

Une fois arrivés à Milan le soleil nous a généreusement accueillis et les délicieuses glaces à l'italienne aussi*. 

J'avais réservé un airbnb au bon rapport qualité-prix, très bien situé et tout juste le temps d'enfiler nos habits de lumière, nous faisions la queue devant le mythique théâtre, entourés de personnes toutes aussi endimanchées que nous. 

C'était magique donc ! Nous en avons pris plein les yeux et les oreilles pendant deux heures. Le plus touchant c'était l'enthousiasme du reste du public. Personne ne m'a semblé blasé, pas même ceux qui semblaient avoir les moyens de s'y rendre tous les samedis. 
En sortant je lévitais de bonheur, ou en tout cas j'aurais dû, si je n'avais pas eu la mauvaise idée de porter de nouvelles belles chaussures vernies pour l'occasion, qui m'ont fait souffrir le martyre à chaque pas jusqu'à notre retour à l'appartement car avec la longue station assise dans le car et pendant le spectacle mes pieds avaient gonflé. Ce fut mon chemin de croix et surtout une anecdote de plus à raconter à nos futurs petits-enfants.

Le lendemain, chaussés de confortables baskets, nous avons pu arpenter la dynamique ville de Milan pendant des heures, sous un soleil radieux, en nous arrêtant pour partager un délicieux déjeuner d'anniversaire, flâner dans un parc en écoutant de la musique, nous allonger dans l'herbe, nous ravitailler en eau, bière et glaces = le bonheur ! Pendant trois jours nous étions juste heureux de tous ces beaux moments partagés sous le soleil milanais.

Je ne chercherai pas à expliquer à Petitout que ça n'avait rien à voir avec de la représentation sociale ou une activité élitiste, que je n'ai rien à prouver à qui que ce soit, car nous savons tous les deux mon bûcheron et moi que nous avons eu l'immense chance d'assister à un magnifique spectacle artistique que nous avons beaucoup apprécié et que ce moment-là était magique d'abord parce que nous l'avons partagé. Nous avons réalisé un rêve.

Au suivant ! 


*Heureusement pour nous la manifestation fasciste venait de prendre fin.

14.4.26

Réaliser ses rêves

En 2026 nous n'attendrons plus pour nous donner les moyens de réaliser nos rêves.

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, en janvier pour bien commencer l'année j'ai réussi à emmener mon bûcheron dans la capitale pour visiter l'exposition "100 ans d'art déco" et nous nous sommes régalés. 

Belle découverte sur nos terres, La bibliothèque Ina Césaire  est dans ma ligne de mire pour les semaines à venir, mais dans l'immédiat je me prépare à toucher le ciel... C'est pour les jours à venir et je vous raconte à mon retour si l'atterrissage n'est pas trop brutal.

A très vite donc et surtout surtout, ne faites rien que je ne ferais pas ! (ça vous laisse de la marge)

Que ta parole soit juste

Bon, on ne va pas se mentir, je ne crois pas avoir été une personne "commode" un seul jour dans ma vie. Dans la langue de mes parents il y a même un mot pour ça : "Mindodo"

Ce qui ne signifie pas désagréable ou pénible mais plutôt d'une trop grande rectitude/franchise... vous voyez l'idée. Il est vrai que j'ai la mauvaise habitude de toujours dire franchement ce que je pense quand j'y suis invitée. Et c'est la raison pour laquelle mes amis me posent toujours les questions embarrassantes : "Bon, en vrai, il est pas beau mon bébé ? ; "Que penses-tu de mon nouveau chéri, il est un peu con, non ? ; "Ma mère, en vrai, elle n'est pas si gentille, hein ?" ; "Cette fille, elle me prend pour un porte-monnaie j'ai l'impression ?", etc.".

Et puisque l'on me fait suffisamment confiance pour me poser de vraies questions plutôt que de me parler de la météo, j'essaye de répondre le plus franchement et sincèrement possible, tout en appliquant les 4 accords toltèques. Petitout m'a offert le livre il y a quelques années en insistant sur le  premier principe : "Que ta parole soit juste".

Aussi, désormais, avant de répondre à une question je tourne sept fois ma langue dans ma bouche et réfléchis à la façon la moins blessante d'exprimer sincèrement et franchement ce que je pense.

N'empêche, le prochain qui me demande si je suis pressée d'être grand-mère ou d'être à la retraite et surtout si tous les convives à un repas ne parlent que de ça, je crois que je vais me mettre à la chanson...



15.3.26

Noël, Dépendance, Diogène et Vol

Je ne suis ni une reine du shopping, ni une fan des restaurants ou des loisirs onéreux. Au quotidien j'ai des plaisirs simples comme admirer la nature, les couchers de soleil, la lumière des rayons de soleil dans les branches et il m'arrive régulièrement d'arrêter ma voiture sur le bas-côté de la route pour prendre un arc en ciel en photo. Je sais tenir un budget, ne suis pas exagérément dépensière, fais des investissements réfléchis et raisonnables, ne consomme pas beaucoup d'alcool, ne fume pas et ne consomme pas de stupéfiants, il n'empêche, vous l'aurez compris, depuis mes premiers achats pour équiper le logement dans lequel nous débutions notre vie de famille monoparentale, je souffre de dépendance... aux achats sur les sites d'occasions ! 

Je suis dingue de livres, de CD, de lampes, de bougeoirs, d'architecture, de plantes (et en particulier de roses), de linge brodé, de meubles du style art déco, du mobilier des années 60/70 et de tout ce qui est en porcelaine/céramique. [thanks god, le rotin m'est passé !]

J'ai essayé d'arrêter ces derniers mois, en vain. Je tiens trois mois au plus et il suffit que je fasse une super bonne affaire, qui me permet d'avoir cet objet parfait qui illumine notre intérieur et me procure chaque jour de la joie quand je le vois et je replonge aussi sec !

Le weekend dernier les frais d'expédition étaient à 1 euro, peu importe la taille et le poids du colis... J'ai encore craqué. J'ai acheté tous les livres de mes auteurs et artistes préférés (dont Fatou Diome, Ousmane Sow et Titouan Lamazou, que j'aime d'amour) que je n'avais pas encore, ainsi que ce livret historique rarissime, que je ne pensais pas pouvoir acheter un jour et quand j'ai ouvert les paquets mercredi soir j'étais comme une enfant heureuse le matin de Noël. Pendant de longues dizaines de minutes j'ai exprimé mon immense joie. 

Petitout me regardait à la fois amusé et inquiet, car il pense que je suis atteinte du syndrome de Diogène. Notre (pourtant) très grande bibliothèque est pleine à craquer, alors j'ai commencé à faire des piles verticales de livres à côté. 

Mon bûcheron était consterné en calculant l'empreinte carbone de mes achats (qui en même temps ne sont pas neufs, hein !) et me jetait son regard peu amène de combattant de Sainte Soline.

Pu...fichtre ! Et dire que je me croyais non matérialiste et écologiquement exemplaire. Bon ben va falloir prendre le temps de lire maintenant et d'en donner quelques uns pour faire de la place, mais ça ne va pas être facile. Je peux tout donner facilement, sauf les livres que j'ai aimés.

Je crois que j'ai trouvé une solution. Comme il ne sait pas précisément combien il en possède ils ne lui manqueront pas : je vais donner les livres de mon bûcheron* !

Mais chuuuuuuuut**, ça reste entre nous.

P.S : si vous avez l'occasion d'assister au spectacle de Waly Dia, courez-y, le monsieur est drôle, brillant, pointu, pertinent et percutant ! Ce fut ma plus belle soirée de l'année 2026, après celle où mon bucheron est rentré de cinq jours de déplacement professionnel****.


* Sauf ceux que vous lui avez offerts, oeuf corse 

**Soyez rassurés, vous ne serez pas accusés de complicité de vol ou de quelque autre délit, car il n'y a pas de vol entre époux*** ! Mouhahahahaha !

***l’article 311-12 du Code pénal, modifié par la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020, article 10, précise : « Ne peut donner lieu à des poursuites pénales le vol commis par une personne : 1° Au préjudice de son ascendant ou de son descendant ; 2° Au préjudice de son conjoint (...)".

****Et j'ai bien fait d'en profiter vu que quand il va se rendre compte que j'ai donné principalement ses livres, je ne pourrai plus compter que sur mon nouveau meilleur ami.


4.3.26

Les cadeaux

J'ai deux passions dans la vie (à part faire l'amour, rigoler et embrasser fort tous ceux j'aime), c'est de passer des heures sur un fameux site de revente d'articles d'occasion, pour faire de trop bonnes affaires et chercher des idées de cadeaux.

Pour cela, il faut :

- connaître un minimum la personne (du coup je passe pour la plus grosse curieuse/intrusive de l'univers quand je cherche à définir ses goûts) ; 

- et s'y prendre à temps.

De fait, des mois avant un anniversaire, je glane des infos par ci-par là, mais ça commence à se savoir. Tant et si bien que mes proches se méfient quand Ils disent aimer quelque chose devant moi.

Mon bûcheron, qui sait que je suis "no limit" en matière de cadeaux à ceux que j'aime, du coup n'ose plus dire qu'il est fan de l'Alpine A110, de peur que je souscrive un crédit sur 20 ans pour lui en acheter une de son année de naissance. Toutebelle dit haut et fort combien elle raffole des voyages. Toutgrand ne réclame jamais rien, mais apprécie les ustensiles de cuisine (qui s'avèrent onéreux). Tandis que Petitout déteste toute dépense dispendieuse (à ses yeux) et préfère les cadeaux utiles. Pour ses 20 ans il a refusé que je lui offre une belle montre (alors qu'il admire les belles montres) et était super content que je lui achète des boîtes de conserve de légumes et une multiprise avec multi-interrupteurs pour son logement étudiant.

Bref ! Pas facile de faire le bon cadeau à des personnes qui ne demandent rien et disent sincèrement n'avoir besoin de rien. 

D'autant qu'il y a une jurisprudence familiale, car j'ai osé offrir "L'Histoire de France pour les nuls" à Toutgrand l'année où il passait le bac (comme quatrième cadeau d'anniversaire ou Noël, je ne sais plus), pensant sincèrement l'aider, avec un livre de cette collection ludique, à se réconcilier avec cette matière qu'il abhorrait. Cadeau qu'il a détesté tout autant, au point de vouloir le faire brûler et de ne plus se souvenir de ce que je lui avais offert d'autre. C'est devenu une private joke familiale et je passe auprès de mes fils pour la plus incompétente et malveillante des mères en matière de cadeaux, contrairement à Toutebelle qui est toujours ravie, ce qui fait dire à ses frères qu'elle cherche à gratter l'héritage. 

Alors du coup je mets le paquet pour préparer le repas choisi par la reine/le roi du jour. 

Et vous, arrivez-vous encore à surprendre et faire plaisir à vos proches en leur faisant des cadeaux ? 

Sue Ellen Ewing était un rôle

Vu en ciné-débat hier, je vous recommande chaleureusement le film "Des jours meilleurs".

L'alcoolisme des femmes est encore un tabou dans notre société, qui fait la part belle au vin et aux alcools, outils de "convivialité".

Aucun de mes trois grands enfants ne boit d'alcool. Ni par conviction religieuse, ni parce qu'ils auraient été traumatisés par un parent alcoolique, mais parce qu'ils n'en aiment pas le goût.

Grand bien leur fasse.

Mais je vois bien que dans la famille Ardéchoise de mon amoureux c'est une anomalie de plus de ma part. Je n'ai pas appris à mes enfants à aimer l'alcool ! Comment peut-on s'amuser et même rire à une fête sans verre d'alcool à la main ? Je suis souvent celle qui ne boit pas afin de conduire pour ramener mon bûcheron, mais ils ne comprennent pas non plus : "Même pas un verre ou deux ? T'as le droit tu sais !".

Ok, mais il se trouve que je n'en ressens pas forcément le besoin. Ce qui n'arrange pas mon amoureux car j'ai une furieuse tendance à pratiquer la parole impeccable à la Miguel Ruiz quand je suis sobre (alors que quand j'ai bu je ne fais que rire) et dans sa famille on ne se parle pas vraiment, ça ne fait pas partie de leur éducation.

De plus, je me suis rendue compte que le vin, même très bon, me file un méchant mal de crâne et me fait vomir désormais et la bière me provoque des gaz au lit toute la nuit. Alors pour le bien de ma santé et de mon couple j'ai décidé d'arrêter les deux. 

Pourtant j'aimais rien plus que siroter un verre de Porto le soir en lisant un bon bouquin. D'ailleurs ça me rappelle qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas acheté de Porto, ni lu d'ailleurs, bien que les deux ne semblent pas avoir de mauvais effets secondaires sur mon organisme. 

Quand je ne supporterai plus d'affronter les sordides nouvelles du monde avec l'esprit clair, je réclamerai des anxiolytiques à mon médecin. Il paraît que ça procure les mêmes effets que l'alcool et que c'est remboursé par la sécurité sociale.

Non plus ? Bon ben je vais me shooter aux petits bonheurs alors, à commencer par serrer ceux que j'aime dans mes bras longuement, même Petitout (23 ans) : "Madré, c'est gênant, je n'ai plus 3 ans et je ne pars pas au front !".

Par chance, non. 

Une pensée pour toutes les femmes et mères du monde et pas que le 8 mars prochain.


P.s : si vous avez un bon plan pour ressentir une douce torpeur bienfaisante sans consommer d'alcool, médicament ou substance illicite, je suis preneuse.

P.s2 : nous sommes d'accord, un bon orgasme fait le job, mais mon bûcheron a indiqué ne pas être disponible tout le temps pour répondre à mes nombreuses sollicitations et m'a invitée à chercher d'autres façons de me faire du bien, sans pour autant le tromper*... Mais j'ai perdu le cordon de recharge de mon nouveau meilleur ami (tristesse et commande express dans la foulée).

*Rabat-joie !