"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

15.9.26

Les gens heureux n’ont rien à dire et pour vivre heureux vivons cachés

Voilà pourquoi j'étais muette et invisible.

Quelles belles vacances que les nôtres !

Tout plein de bons moments avec enfants, amis, voisins, familles et inconnus… dans tout plein de beaux endroits en France et à l’étranger… Et un temps merveilleux où que nous allions, tels la panthère rose inversée. Plein de chouettes livres en attente et encore de belles journées en perspective. C’est bien simple, je vois des Barbapapa partout et je ne compte pas consulter*.

Les quelques heures en la joyeuse compagnie de Bellzouzou et son Ours sont passées bien trop vite. Nous avons également été très bien accueillis par Anne et sa famille. Mon bûcheron, grand timide devant l’éternel, était content de revoir nos chartrains préférés « je comprends pourquoi Petitout dit que Bellzouzou et son ours c’est la famille » et très surpris de se sentir si à l’aise avec Gilles qu’il rencontrait pour la première fois. Déjà qu’il voulait se faire adopter par Dany et son Jean-Marc chéri... Ce blog ne nous aura offert que des moments de bonheur, aussi, à cet instant, je le dis solennellement, merci blogger !

Néanmoins, plaignez moi un peu siouplé car j’ai dû reprendre le sport ce matin. Pendant les vacances j’avais pris l’habitude de marcher au moins deux heures par jour, ce qui visiblement me faisait le plus grand bien et suite à l’arrêt brutal des promenades en rentrant à la maison mon dos s’est vivement insurgé. Moralité, je sens qu’il va falloir que je sois plus sportive à cinquante balais qu’à vingt, telle le dauphin/ours de Chartres (j’veux pas dire, mais ça fleure bon la royauté tout ça!). 

Dimanche nous étions invités à un déjeuner où, une nouvelle fois, il ne fut question que de départ en retraite et de petits-enfants. Même s’ils m’ont épargné des opinions politiques très à droite, ce fut long, trèèèèèèèèèèèèèès long. Chiant, très chiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiant. Mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie, hein.

A venir pour me consoler, la visite de l’exposition Alphonse Mucha. Également au programme, le grand ménage d’automne. Je compte vendre et donner tout ce que je n’utilise pas au moins une fois par an, ça va être la grande purge ! Je vais donc être très occupée et tant mieux, comme ça je ne penserai pas à la mort de Catherine Ringer. Dire que je ne m’étais pas encore remise de celle de Maurane, pourvu que Stevie Wonder tienne bon et que dire quand ce sera JJG… Je préfère ne pas y penser.

*J’ai déjà essayé. Quand j’ai rencontré mon bûcheron j’étais tellement amoureuphorique que je n’arrivais plus à me concentrer au travail, je voyais bien que je n’étais pas dans mon état normal. Comme ça durait depuis plusieurs jours, j’ai téléphoné à notre médecin de famille pour lui demander si je pouvais bénéficier d’un arrêt de travail pour excès de bonheur. Elle a éclaté de rire et m’a répondu que ce n’était pas possible car pas prévu dans la nomenclature de la sécurité sociale. Pfffffffff !


3.8.26

Lectures et voyages

J'ai déjà dû vous le raconter, mais comme c'est vraisemblablement de mon âge de radoter (dixit Petitout, oeuf Corse*), je réitère.

La lecture a toujours eu beaucoup de place dans ma vie et nombreux sont les voyages que j'ai entrepris après une lecture passionnante. Ainsi, l'été 1995 j'ai travaillé plusieurs mois sur l'île de Bréhat après avoir lu "Moi Pauline" de Janine Boissard et ce fut une expérience marquante.

Prochainement, inchallah, je me rendrai sur l'île de Guernesey, que je rêve de visiter depuis que j'ai lu "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates".

Comme vous le savez, je ne crois pas du tout au hasard et accorde toute ma confiance à ma forte intuition, c'est la raison pour laquelle mes rêves également me poussent à l'action et la découverte.

Il se trouve que ce matin j'ai rêvé que nous dormions à l'hôtel sur le chemin des vacances et nous reveillions dans la ville de Perrusson, qui visiblement existe.

Je vais évidemment m'y rendre dès que possible. Je vous raconterai. 


*Copyright Bellzouzou 

28.7.26

La Bataille De Gaulle

Nous vous le recommandons, les discussions autour de la table cet été devraient être plus animées.

9.7.26

ἀναγιγνώσκω

La mort intime - Hennezel

La parure (nouvelle) - Maupassant 

Mon nez, mon chat, l'amour et moi - Louise Rennison (merci à la prof de  français de collège de mon aîné)

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda 

Ce que je sais de Vera Candida - Véronique Ovaldé

Changer l'eau des fleurs - Valérie Perrin

L'heure de Juliette - Elsa Chabrol

Trilogie le siècle - Ken Follett

Les piliers de la terre - Ken Follett

Les lumières de Pointe Noire - Alain Mabanckou

Le ventre de l'Atlantique - Fatou Diome 

Toutes les BD de Riad Sattouf

Tous les carnets de voyages de Titouan Lamazou

Toutes les BD de Marjane Satrapi 

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

L'Illiade et l'odyssée - Homère 

Moi, Pauline - Janine Boissard 

Pardon

Au risque de sembler présomptueuse, voire mégalo, je me dois de vous présenter mes excuses.

La canicule, c'est de ma faute, ma grande faute, mea culpa, mea maxima culpa !!!!

En effet, il ne s'est pas passé un jour entre mi-septembre et mi-avril sans que j'invoque le Dieu soleil et réclame à cors et à cris un bel été ensoleillé avec des fortes chaleurs pour faire le plein, de vitamine D, de bonne humeur, de soirées en terrasse, de petits-déjeuners en terrasse, de balades nocturnes embaumant les fleurs d'été et le foin coupé, de rosé piscine, d'eau sous toutes ses formes (même en gel), de rares moments Tahiti douche, de petites robes en coton bien courtes et/ou bien légères, d'échelles contre les cerisiers, de siestes à l'ombre des arbres, d'huile scintillante à enduire sur mon corps, de chapeaux en paille, de boucles d'oreilles pendantes, de lecture* sur le transat à l'abri des feuilles, de shorts indécents et de hauts en lin, de volets entrouverts, de moustiquaires pour la nuit, de peaux dorées et croquantes à souhait, ou moites et parfumées, de chaussures ouvertes, d'ongles repeints, de carrelage frais, de melon, de pastèques, de planchas, de salades composées, de tomates à la mozzarella et au basilic frais, de salades d'oranges...

J'ai tant invoqué, tant réclamé, tant attendu, que je ne peux que me réjouir du temps qui nous est offert et j'espère que vous aussi. Car je me souviens de cet été glacial, pas si lointain, durant lequel vous vous étiez pelés les miches (par chance j'étais partie en vacances dans des contrées ensoleillées aux moments les plus frisquets) eh ben tout le monde tirait la tronche à la rentrée !

Alors enjoyez grave mes amis et qing qing ! 

*En ce moment je relis pour la énième fois tout Conan Doyle et Maupassant, alors si vous avez des suggestions je suis preneuse, merci.

25.6.26

Rangée des voitures ?

Je n'ai jamais été fan des injonctions sociales, bien qu'inconsciemment je m'y sois souvent conformée.
Après le mariage, les enfants, les traites à rembourser, le travail où performer et le body summer à préparer, qu'en est-il de la séduction, la libido et la seskualité après 50 ans ?

J'ai souvent entendu : "C'est bon, après 50 ans j'ai donné, ce n'est plus décent, de toutes les façons avec la ménopause ce n'est plus comme avant, c'est différent, mais la tendresse c'est bien aussi...". Ou encore "c'est pathétique une femme qui cherche à séduire après 50 ans, il faut savoir se ranger des voitures !".

S'il est indéniable que la ménopause est pour les femmes un bouleversement hormonal qui nécessite des réponses professionnelles personnalisées et adaptées à la détresse physique et psychologique de chacune, je ne crois pas avoir aperçu dans les maisons de quartiers des temps d'échanges autour de cette question, mais sans doute faut-il que je regarde mieux.
Le corps d'une femme change tout au long de sa vie, avec tout ce que cela comprend d'inquiétudes, frustrations, questions... Qui y répond ? 
Je suis heureuse d'avoir des amies avec lesquelles parler librement de ces questions lâ.
Depuis plus de 20 ans, j'aborde ces différents sujets ici aussi avec vous, je compte bien continuer.

Au delà de ce que nous ressentons dans notre corps, quelle image avons-nous de nous après 50 ans ?
Ouep, nous sommes plus vite essoufflées et commençons à avoir toutes sortes de bobos.
Ouep, nous avons plus de mal à perdre du poids et souvent même nous en prenons avec la ménopause.
Ouep, nous perdons du muscle et les forces de l'attraction terrestre font irrémédiablement le reste.
Ouep, ça se sillonne et se brouillonne au niveau du visage, qui devient soit plus creux, soit plus épais.

Mais avons-nous tout de même le droit de nous aimer telles que nous sommes ?

En tant qu'ancienne sportive de haut niveau (ayant régulièrement sculpté son corps musculairement), intermittente de l'obésité morbide (ayant connu le plaisir de lâcher prise, s'arrondir et devenir tendre et moelleuse), championne du monde du yoyo pondéral, je crois n'avoir jamais détesté mon corps et ne m'être jamais préoccupée des jugements négatifs. J'ai été aimée et me suis aimée dans tous les états de mon corps, ce qui m'a assurément aidée à développer une confiance en soi qui peut passer pour de l'arrogance mais ne l'est pas. Comme le dit très justement Madame Laëtitia Mampaka "Oui je m'aime et alors ?... Il est temps que la thérapie change de camp !".

Nous vivons dans une société jeuniste aux standards de beauté défavorables aux femmes de plus de 50 ans et pourtant quand je regarde mes amies, je les trouve réellement belles telles qu'elles sont aujourd'hui, aussi, je ne comprends pas pourquoi elles se dévalorisent autant juste parce qu'elles n'ont plus 20, 30, ou 40 ans.

Quand nous nous sommes rendus dans ma famille pour l'anniversaire de Névrosia l'aïeule, force fut de constater qu'aucune femme de ma famille n'avait "abandonné le combat". Elles étaient toutes plus élégantes et belles les unes que les autres, mon bûcheron ne savait plus où donner de la tête et pourtant toutes avaient entre 52 et 80 ans.

A plus de 50 ans je continuerai de me trouver belle, de chercher à être séduisante, pour mon moral, pour préserver la bonne image que j'ai de moi, pour l'homme avec lequel je suis en amour et je compte bien continuer de cultiver mon désir et mon plaisir. Et vous ?

"Ô mère-grand, comme tu as de jolis tchoutches !"

22.6.26

Le cocon

Depuis que j'ai eu une pause forcée dans mon quotidien, je n'ai eu d'autre choix que de regarder mon intérieur et de remédier à tout ce qui offensait mon regard.

Vous saviez déjà à quel point je suis sensible aux lumières, couleurs et matières, eh bien tout cela est accru quand on n'est plus dans un tourbillon permanent qui fasse que l'on passe chez soi en coup de vent.

Aussi, j'ai désencombré, éliminé, éclairé, harmonisé et désormais quand je me lève le matin, je me réjouis de l'atmosphère douce et vibrante dans laquelle nous vivons. 

Pas facile de se mettre d'accord sur le choix des couleurs et des objets lorsque l'on adore les fleurs et que l'on vit avec des hommes qui craignent manifestement que je transforme notre nid en boudoir de Barbara Cartland, mais nous y sommes arrivés et sommes tous assez d'accord pour dire que désormais chez nous c'est beau.

Cela tient également à quelques objets qui ont le mérite de susciter en moi une immense joie à chaque fois que mon regard se pose sur eux*, notamment une version tronquée de l'oiseau bleue de Crète


J'ai eu tant de plaisir à dénicher chacun d'eux que j'ai envisagé de changer de métier pour devenir "chercheuse de trésors pour se sentir merveilleusement bien chez soi", afin de procurer le même plaisir à d'autres, mais je crois que ça existe déjà et que ça s'appelle décoratrice d'intérieur. Dommage ! Je n'aime ni le gris, ni les modes, ni les injonctions farfelues de mes clients imaginaires les plus capricieux.

*De fait, je demande désormais aux personnes qui m'entourent (habituées à mes questions souvent étranges) quel est cet objet chez elles qui leur procure de la joie à chaque fois qu'elles le voient et vous seriez surpris des réponses. Et chez vous ?

18.6.26

Plaisir de lire

Depuis qu'il fait très chaud j'ai changé de rythme et d'activités.

Le matin je me réveille tôt, à 5h, fais tout ce qui est fatiguant et contraignant, dont le travail, jusqu'à 12h30, déjeune, fais la sieste, lis puis me remets au boulot jusqu'à 18h.

Oui, je peux enfin prendre le temps de lire et je revis.

C'est comme si on m'offrait une eau fraîche et délicieuse à déguster pendant des heures. Souvent même je ne fais pas la sieste, je lis seulement. C'est délectable.

Lundi je n'ai fait qu'une bouchée de "la psy", par freida mcfadden. Il y a bien longtemps que je n'avais été surprise par l'intrigue d'un livre, qui plus est, super sympa ! Je vous le recommande.

Cerise sur le gâteau, j'ai pu commander d'autres livres prometteurs, dont un qui m'a été recommandé par notre chère Dany, je vous dirai quoi.

Je penserai à vous pendant les journées de fortes chaleurs à venir, aux alentours de 13h30, en espérant que vous aussi aurez un bon livre à vous mettre sous la dent et devant les yeux.

Bonne hydratation !