Je ne suis ni une reine du shopping, ni une fan des restaurants ou des loisirs onéreux. Au quotidien j'ai des plaisirs simples comme admirer la nature, les couchers de soleil, la lumière des rayons de soleil dans les branches et il m'arrive régulièrement d'arrêter ma voiture sur le bas-côté de la route pour prendre un arc en ciel en photo. Je sais tenir un budget, ne suis pas exagérément dépensière, fais des investissements réfléchis et raisonnables, ne consomme pas beaucoup d'alcool, ne fume pas et ne consomme pas de stupéfiants, il n'empêche, vous l'aurez compris, depuis mes premiers achats pour équiper le logement dans lequel nous débutions notre vie de famille monoparentale, je souffre de dépendance... aux achats sur les sites d'occasions !
Je suis dingue de livres, de CD, de lampes, de bougeoirs, d'architecture, de plantes (et en particulier de roses), de linge brodé, de meubles du style art déco, du mobilier des années 60/70 et de tout ce qui est en porcelaine/céramique. [thanks god, le rotin m'est passé !]
J'ai essayé d'arrêter ces derniers mois, en vain. Je tiens trois mois au plus et il suffit que je fasse une super bonne affaire, qui me permet d'avoir cet objet parfait qui illumine notre intérieur et me procure chaque jour de la joie quand je le vois et je replonge aussi sec !
Le weekend dernier les frais d'expédition étaient à 1 euro, peu importe la taille et le poids du colis... J'ai encore craqué. J'ai acheté tous les livres de mes auteurs et artistes préférés (dont Fatou Diome, Ousmane Sow et Titouan Lamazou, que j'aime d'amour) que je n'avais pas encore, ainsi que ce livret historique rarissime, que je ne pensais pas pouvoir acheter un jour et quand j'ai ouvert les paquets mercredi soir j'étais comme une enfant heureuse le matin de Noël. Pendant de longues dizaines de minutes j'ai exprimé mon immense joie.
Petitout me regardait à la fois amusé et inquiet, car il pense que je suis atteinte du syndrome de Diogène. Notre (pourtant) très grande bibliothèque est pleine à craquer, alors j'ai commencé à faire des piles verticales de livres à côté.
Mon bûcheron était consterné en calculant l'empreinte carbone de mes achats (qui en même temps ne sont pas neufs, hein !) et me jetait son regard peu amène de combattant de Sainte Soline.
Pu...fichtre ! Et dire que je me croyais non matérialiste et écologiquement exemplaire. Bon ben va falloir prendre le temps de lire maintenant et d'en donner quelques uns pour faire de la place, mais ça ne va pas être facile. Je peux tout donner facilement, sauf les livres que j'ai aimés.
Je crois que j'ai trouvé une solution. Comme il ne sait pas précisément combien il en possède ils ne lui manqueront pas : je vais donner les livres de mon bûcheron* !
Mais chuuuuuuuut**, ça reste entre nous.
P.S : si vous avez l'occasion d'assister au spectacle de Waly Dia, courez-y, le monsieur est drôle, brillant, pointu, pertinent et percutant ! Ce fut ma plus belle soirée de l'année 2026, après celle où mon bucheron est rentré de cinq jours de déplacement professionnel****.
* Sauf ceux que vous lui avez offerts, oeuf corse
**Soyez rassurés, vous ne serez pas accusés de complicité de vol ou de quelque autre délit, car il n'y a pas de vol entre époux*** ! Mouhahahahaha !
***l’article 311-12 du Code pénal, modifié par la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020, article 10, précise : « Ne peut donner lieu à des poursuites pénales le vol commis par une personne : 1° Au préjudice de son ascendant ou de son descendant ; 2° Au préjudice de son conjoint (...)".
****Et j'ai bien fait d'en profiter vu que quand il va se rendre compte que j'ai donné principalement ses livres, je ne pourrai plus compter que sur mon nouveau meilleur ami.
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