"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

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20.9.26

De mes mains

Sur cet espace public je ne peux plus vous parler de mes têtes multicolores, elles sont adultes et ne le souhaitent pas. Je ne peux pas vous parler de mon travail, confidentiel et parfois conflictuel. Je ne peux même pas vous parler de mon divertissant divorce, qui n'en finit pas et renaît de ses cendres tel un phénix-hydre à neuf têtes. 

J'ai essayé la couture (pas assez patiente), le tricot (pas assez patiente), le crochet (pas assez douée), la coiffure (ils ont porté plainte), le vélo (trop gâtée par la nature), la peinture (pas assez douée), le dessin (pas assez douée) et l'alcoolisme l'œnologie (trop vieille), le jardinage (pas trop souvent, ça m'ennuie). Je cuisine pas trop mal, mais d'autres le font mieux que moi et en ont fait un métier sur les réseaux sociaux. J'aime bien la déco d'intérieur, mais Bellzouzou est définitivement plus douée que moi et me file des complexes.

Aussi, je ne peux vous parler que de mes humeurs, mes lectures, mes balades, mes sorties, mes concerts et mes passions.

La dernière, la céramique. J'aimerais vous dire que je suis aussi à l'aise qu'avec les mots, je mentirais. Mais dès que j'aurai réalisé quelque chose qui suscite autre chose que pitié et commisération, je vous montrerai.

En attendant, je compte les jours...  Alphonse Mucha Lyon| Billets officiels




22.2.26

1475

C'est le nombre de billets que j'ai écrits ici en une vingtaine d'années (publiés ou pas), y compris celui-ci.

Je me souviens qu'à l'époque où j'ai commencé à surfer sur la blogosphère je me sentais seule dans ma vie de couple avec un informaticien qui travaillait beaucoup la semaine et passait ses week-ends à écrire ses dizaines de romans et publications associatives, tandis que je me débattais avec l'éducation de trois jeunes enfants. Je me souviens m'être rappelé que j'aimais écrire moi aussi et avoir découvert les blogs, arrivés juste après les pages personnelles internet et avant les comptes insta.

Je me souviens de la douce folie, la joie et de la fraîcheur qui se dégageait du blog de notre chère Bellzouzou dès le premier billet/post que j'ai lu. Cette joie ne s'est pas arrêtée, merci à toi ma chère amie de continuer de nous régaler.

Au début écrire ici c'était jeter une bouteille à la mer. Je me disais que quelqu'un quelque part me lirait et ça me suffisait. Et puis j'ai eu quelques commentaires, dont celui de Bellzouzou qui m'a encouragée à continuer, alors j'ai continué. Mais avec le succès grandissant de certains blogs tout cela m'a parfois semblé vertigineux, chronophage, même si le mien, thanks god, est resté confidentiel.

Je me suis beaucoup amusée de ces blogueurs qui réclamaient des cadeaux à leurs lecteurs, comme si le bonheur qu'ils offraient en écrivant se devait d'être troqué. Je passe sur les propositions de publicités ou placements de produits, qui enrichissent encore aujourd'hui les pensionnaires du zoo humain virtuel de Dubaï. Je n'ai que plus d'admiration encore pour toutes celles qui ont su préserver leur intégrité, à commencer par notre chère Bellzouzou, œuf Corse !

J'avoue que j'aurais volontiers vendu mon âme contre quelques livres ou un ou deux voyages, mais on ne m'a rien proposé et pour cause, pour cela il aurait fallu que je lise plus, que je publie plus, que j'aille commenter plus chez plus de blogueurs, que j'aie plus de commentaires, que je sois plus visible, que je parle plus souvent de mes lectures ou de mes voyages... et pour cela il aurait fallu que je puisse prendre le temps nécessaire et que mes têtes multicolores me donnent l'autorisation de continuer de raconter leurs vies, mais je n'ai eu ni l'un ni l'autre.

Ces vingt dernières années j'ai :

- été victime de menaces de mort envers mes enfants à cause des activités associatives de leur père avec des personnes qui manifestement n'allaient pas beaucoup mieux que lui ;

- déménagé dans une nouvelle région pour assurer la sécurité de mes enfants mais également dans l'espoir d'un meilleur équilibre familial ;

- traversé un épouvantable divorce qui a duré des années, avec un homme très intelligent dont les troubles psychiatriques se sont exacerbés au moment de notre séparation et qui m'a volontairement mise dans des situations financièrement difficiles ;

- été fichée à la banque de France ;

- éduqué trois têtes multicolores tout en m'efforçant de les préserver le plus possible ;

- continué de m'occuper de mes parents qui pratiquent la parentification depuis mon plus jeune âge ;

- assuré la médiation au sein d'une famille dysfonctionnelle comptant incessamment sur moi. ;

- travaillé dans des conditions parfois très difficiles car le harcèlement et la souffrance au travail ne sont pas que des concepts ;

- été confrontée au racisme systémique, qui n'est plus un délit semble t'il, mais s'avère même tendance si j'en crois les actualités internationales ;

- repris mes études et suivi des formations continues par plaisir d'apprendre et de faire de la recherche, mais également pour exercer des métiers qui me plaisent et qui soient rémunérés dignement. 

Bref ! Je n'ai pas toujours eu le temps, la tête ou le cœur à écrire ici et je suis désolée si vous avez parfois eu l'impression que je vous lâchais. C'est moi que je m'efforçais de préserver.

Sachez que revenir écrire ici a toujours été une bouffée d'oxygène, jamais une contrainte, même quand une certaine me menaçait. D'autant que j'ai eu la chance de rencontrer nombre de blogueuses/lectrices de la première heure. J'avais besoin de cela pour sortir de la virtualité. Certaines sont devenues des amies chères à mon cœur, toutes m'ont touchée. Et si vous saviez combien ça m'a fait du bien de penser à vous toutes dans les moments difficiles, car même virtuels (mais pas que), les bons liens sociaux sont plus précieux que l'argent ou la réussite professionnelle. Même celles et ceux qui ont arrêté d'écrire depuis longtemps m'ont marquée et je me demande souvent ce qu'ils deviennent. 

Je me suis souvent auto-censurée, notamment pendant les années de la procédure de divorce, car mon ex-mari continuait de venir lire mon blog et récoltait toute information qu'il pouvait utiliser contre moi. Il est même allé jusqu'à pirater mes messageries, envoyer des mails à ma place et récolter les adresses de messageries et coordonnées de mes contacts pour leur écrire ou téléphoner. Tout ça pour dire que je ne me sentais pas toujours libre d'écrire tout ce que je vivais, malheureusement, parce qu'il y a eu des épisodes pas piqués des hannetons. 

J'ai décidé d'aller voir une psy qui m'a aidée à comprendre tous les liens toxiques qui me bouffaient la vie, à les identifier, à les briser, à en reconstruire de meilleurs plus équilibrés et plus sains et j'ai appris à dire non. Je suis désormais une professionnelle du non serein et solaire. Je sais super bien dire non aux autres pour me dire oui à moi et du coup eh ben ça va bien.

Alors je suis d'autant plus contente de pouvoir vous dire qu'aujourd'hui je suis enfin heureuse.

Petitout vient de décrocher son diplôme, Toutebelle complète sa formation, Toutgrand travaille depuis plusieurs années dans un domaine qui lui plaît et ils vont bien. Ce sont trois adultes gentils, intelligents, bienveillants, respectueux et drôles, qui me disent régulièrement qu'ils aiment leur vie et à chaque fois j'en ai les larmes aux yeux. Pu...fichtre ! ça valait la peine de mener tous ces combats.

Je suis heureuse également car il y a dix ans j'ai rencontré un homme bien, pas parfait, loin de là, mais je ne le suis pas non plus et nous nous aimons. En 2026 nous aurons respectivement 58 et 52 ans et nous avons déjà perdu des proches de nos âges ou plus jeunes, aussi, nous sommes déterminés plus que jamais à nous faire plaisir tant qu'il est temps.

Concernant mon poids, je tente toujours régulièrement des expériences. Dans mon premier couple j'ai pris 40 kilos, je crois qu'on peut dire qu'il me gonflait. Et ces kilos ne pouvaient pas être imputables à mes trois grossesses, car j'ai été malade à perdre dix kilos à chaque fois. Après la séparation, il y a douze ans, j'ai perdu 30 kg. Je me suis dit que je devais prendre soin de ma santé car mes enfants ne pouvaient plus compter que sur moi. Il y a quatre ans, je me suis dit que je pouvais arrêter de me soumettre à la dictature de la balance et qu'un bonheur stable, assorti de plaisirs assumés me garantiraient un poids stable. Bon ben, je ne pourrai pas écrire un nouveau livre bien-être intitulé "mon bonheur et mon poids stables", puisque je me suis rendue compte l'été dernier que j'avais repris 20 kilos avec "le régime Bonheur". Alors du coup en septembre dernier je me suis racheté un pèse-personne et depuis cinq mois ai perdu 15kg. Pas de frustration, mais je me sens parfois faible et fatiguée, heureusement pour le moral les beaux jours reviennent et je vais pouvoir recommencer à aller marcher. Ce qui fera extrêmement plaisir à mon amoureux qui n'aime rien plus que les marches dans la nature et ça fera plaisir également à ma santé, qui m'a rappelé l'été dernier qu'elle était fragile que je devais prendre soin d'elle.

Dans quelques semaines, inch Allah, j'irai voir notre Bellzouzou internationale jouer sa nouvelle pièce, je pourrai faire des grosses bises qui claquent à notre chère Dany, je ne désespère pas de croiser notre chère Anne et sa grande famille lors de l'un de nos périples métropolitains et je pense à vous tous pour mon (peut-être) dernier grand  projet... Celui-là sera culturel, solidaire et planétaire, il bénéficiera d'un lieu dédié, un local en région Auvergne Rhône Alpes et, le moment venu, celles et ceux qui le souhaitent seront les bienvenu.e.s à l'inauguration !

En attendant je vous espère en bonne forme et pu...fichtre ! Soyez fous et faites vous plaisir ! (Mais ne jetez pas votre pèse-personne)

You Are The Sunshine Of My Life

28.3.17

Blogger ça suffit !

D'abord y a eu Daph qui a dit qu'elle ne pouvait plus laisser de commentaires depuis un moment visiblement, puis là j'ai vu sur ma messagerie que Zozostéo a laissé un commentaire alors qu'il n'apparaît pas sur le blog... Je ne sais pas ce que trafique Blogger mais croyez-bien que je vous aime toujours et que c'est bien indépendant de ma volonté.

Comme je suis d'une incompétence informatique souveraine je vais faire brûler des cierges virtuels en espérant que ça fonctionne à nouveau quand ça le décidera. Soupir

21.7.16

En fait

Je pense souvent à vous mais ZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz.

Désolée, je reviendrai dès que je ferai mes nuits.

Des bisous, portez-vous bien.

12.3.16

Qui m'aime me suive

Ce matin je me suis réveillée avec cette impression un peu vague d'oublier quelque chose sans bien me souvenir quoi. Et puis ça m'est revenu. Mon blog a 10 ans aujourd'hui.

Il s'en est passé des choses dans ma vraie vie en 10 ans : 4 déménagements, 4 changements de boulot, 1 divorce, une multitude de premières fois, des voyages, pas mal de livres, autant de films, des moments de tristesse, 10 fois plus de moments de joie, beaucoup de questions, bien moins de réponses, des pics de violence et de la douceur de vivre. 
Le bonheur de voir grandir mes enfants, la présence merveilleusement bienfaisante des personnes qui m'aiment et que j'aime.

Pour ce qui concerne ma vie virtuelle, une seule constante mais de taille, vous.

Merci d'être toujours là fidèles, bienveillantes, drôles, folles, touchantes, sincères et bien plus réelles que je n'aurais pu l'imaginer il y a 10 ans. J'ai vécu vos blogs au rythme des naissances de vos enfants, des rentrées scolaires, des moments de moins bien, des doutes conjugaux et des embellies amoureuses, des décès des grands-parents, parents, de votre courage quotidien et votre grande dignité. A votre contact, mesdames, je me sens plurielle et pourtant vous me touchez pour votre singularité.

J'ai eu un grand plaisir à rencontrer dans la vraie vie un certain nombre d'entre vous, certaines sont devenues vraiment chères à mon cœur, une certaine l'a même ravi au passage et généreusement vous avez continué de faire vivre ce blog même quand je disparaissais pour traverser mes déserts. 
A l'heure où j'ai pris une grande décision qui changera considérablement ma vie, je suis heureuse de pouvoir entamer cette nouvelle décennie avec vous.

On continue ensemble ?


12.3.06

Ma quête du graal

J'ai découvert le plaisir tchat il y a tout juste un an. Après une longue periode d'addiction, je réalise qu'après des centaines de rencontres virtuelles (dans la grande majorité très intéressantes) , je n'ai toujours pas trouvé ce que je cherche.............. Vous me direz : "Mais que cherches-tu????". Effectivement, lorsqu'on part travailler avec plaisir chaque matin et qu'à 31 ans, on ne compte aucune dépression, que demander de plus à la vie???? Eh bien, c'est simple : DU RIRE.
Je veux rire à m'en tenir les côtes et partager mon humour avec un(e) connaisseur(se) averti(e).
Alors je tiens à prévenir qu'ayant une certaine experience des sites de tchat, je sais reconnaître les chasseurs (malins ou pas) qui n'en auraient qu'après ma grande culotte!!!!(pour info le règne du string touche à sa fin).
Le niveau social m'importe peu (bien que je doive confesser un goût prononcé pour la rigueur orthographique et une faiblesse pour le style). Je ne suis pas snob.
J'aime apprendre, alors si vous êtes très très différent(e) de moi, tant mieux!
Il y a sur terre autant de formes d'humour que d'individus, alors voyons si les nôtres coïncident ;-).