"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

9.7.26

Pardon

Au risque de sembler présomptueuse, voire mégalo, je me dois de vous présenter mes excuses.

La canicule, c'est de ma faute, ma grande faute, mea culpa, mea maxima culpa !!!!

En effet, il ne s'est pas passé un jour entre mi-septembre et mi-avril sans que j'invoque le Dieu soleil et réclame à cors et à cris un bel été ensoleillé avec des fortes chaleurs pour faire le plein, de vitamine D, de bonne humeur, de soirées en terrasse, de petits-déjeuners en terrasse, de balades nocturnes embaumant les fleurs d'été et le foin coupé, de rosé piscine, d'eau sous toutes ses formes (même en gel), de rares moments Tahiti douche, de petites robes en coton bien courtes et/ou bien légères, d'échelles contre les cerisiers, de siestes à l'ombre des arbres, d'huile scintillante à enduire sur mon corps, de chapeaux en paille, de boucles d'oreilles pendantes, de lecture* sur le transat à l'abri des feuilles, de shorts indécents et de hauts en lin, de volets entrouverts, de moustiquaires pour la nuit, de peaux dorées et croquantes à souhait, ou moites et parfumées, de chaussures ouvertes, d'ongles repeints, de carrelage frais, de melon, de pastèques, de planchas, de salades composées, de tomates à la mozzarella et au basilic frais, de salades d'oranges...

J'ai tant invoqué, tant réclamé, tant attendu, que je ne peux que me réjouir du temps qui nous est offert et j'espère que vous aussi. Car je me souviens de cet été glacial, pas si lointain, durant lequel vous vous étiez pelés les miches (par chance j'étais partie en vacances dans des contrées ensoleillées aux moments les plus frisquets) eh ben tout le monde tirait la tronche à la rentrée !

Alors enjoyez grave mes amis et qing qing ! 

*En ce moment je relis pour la énième fois tout Conan Doyle et Maupassant, alors si vous avez des suggestions je suis preneuse, merci.

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