"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

14.6.26

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Nous sommes toutes assez d'accord pour dire que nous avons compris quand nos enfants étaient adolescents qu'il était important de respecter leur espace et l'intimité de leur chambre, notamment en les laissant la ranger quand ils le voulaient bien, même si ça n'arrivait qu'une fois tous les trois ans.

N'empêche, quand tu es mandatée pour aller surveiller l'avancée de travaux chez ton fiston célibataire, qui n'a pas pas pu poser une journée de repos, ne vas-tu pas en profiter pour "l'avancer un peu" sur son repassage et 'l'aider' à conserver un intérieur douillet dans lequel il aura plaisir à rentrer après une longue journée de travail ?


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