"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

11.10.20

Biscuit à la crème d'oranges et fruits confits

Il y a une quinzaine d'années j'avais trouvé dans un magazine une recette de dessert que j'adorais faire l'hiver. Il se préparait la veille, était merveilleusement parfumé et léger.
 
Seulement, le classeur contenant mes recettes préférées à disparu en même temps que mon ex-mari.
Je le regrette*.

J'ai décidé le week-end prochain d'essayer de le refaire de mémoire, mais si par miracle sa composition vous parlait et si vous l'aviez dans vos carnets de cuisine, je me sentirais très chanceuse et vous en serais infiniment reconnaissante.

De mémoire donc, ce gâteau était composé d'une génoise très légère et fine appelée "biscuit", dans laquelle il y avait il me semble un peu de zestes de citron non traité.
Le biscuit cuisait sur une plaque à pâtisserie rectangulaire.

Une fois refroidi je le coupais au milieu dans le sens de la longueur. 

Pendant qu'il refroidissait je préparais une crème à l'orange contenant des fruits confits découpés en tout petits morceaux. Dans cette crème à l'orange très claire je mettais je crois des feuilles de gélatine.
 
Je mettais cette crème à l'orange au milieu du biscuit et ensuite préparais un nappage à base de jus d"oranges, dans lequel je mettais quelques très petits cubes de fruits confits.
 
Je recouvrais le dessus du biscuit de ce nappage et mettais le tout au frigo au moins une nuit.
 
Par avance merci pour vos lumières culinaires. J'aimerais tellement refaire ce biscuit à l'orange et aux fruits confits à mes enfants, ils l'adoraient.

* le classeur de recettes

24.9.20

C'est grave docteur ?

Depuis que l'on ne peut plus voyager librement à l'étranger, je me sens oppressée.

C'est comme une sorte de claustrophobie géographique. 

19.9.20

J'veux pas faire des jalouses, mais...

 - je retourne sur les bancs de l'école et je suis trop trop contente.

- j'ai une carte d'étudiante qui me donne droit à plein de réductions et jusqu'à maintenant ils ne m'ont jamais demandé ma pièce d'identité pour vérifier que j'aie moins de 27 ans : j'dis ça, j'dis rien.

- le jour de la rentrée mon amoureux a apporté à la maison tous les ingrédients et concocté avec mes chers enfants chéris que j'aime un délicieux dîner de rentrée, avec mon vin préféré et même un dessert surprise*

- je peux menacer mes trois enfants de me pointer à leur prochaine soirée étudiante habillée en Britney Spears dans "Baby one more time" s'ils ne répondent pas à la moindre de mes exigences. 

- mon amoureux, réputé dans la France entière pour n'avoir jamais porté la main sur ses enfants (même pas une pichenette), depuis ma rentrée ne cesse de me traiter d'écolière, de m'envoyer me coucher et de me menacer de fessées. Je n'ai pas encore décidé si ça m'émoustillait ou m'inquiétait.

*Je l'aiiiiiiiiiiiiiiiiime 


In-com-pri-se

Croyez moi, ce n'est pas auprès de ma famille que je trouverai le réconfort lorsque je m'offrirai un bon petit syndrome du nid vide, vu que la réaction de ma sister face à ma détresse post-envol d'oisillon fut :

"Nan mais t'es sérieuse ??? Il est à moins de deux heures de chez toi !!!"

(sur le ton de "non mais moi ma fille elle étudie à plus de 10 h de route, alors en cas de gros rhume, pas le temps d'aller lui faire un grog qu'elle est déjà guérie !" ) 

Pas moyen de compter sur le soutien de ma génitrice non plus, qui me boude grave depuis que je lui ai dit que "ben oui, une fois à la retraite je préférerai faire des voyages avec mon amoureux, plutôt que changer tes couches et de toutes les façons je ne vois pas pourquoi tu veux absolument que ce soit moi qui m'en charge alors que tu as quatre autres enfants !"

Quant à mon amoureux malgré l'affection qu'il porte à ma descendance, il voit d'un très bon œil toutes ces velléités d'indépendance et d'autonomie, si j'en crois sa hâte à aller chercher la tronçonneuse pour m'aider à couper le cordon. 

Alors quand en plus, alors que tu t'es tapé 45 minutes de bouchons de début de week-end pour aller le chercher en gare, lors de son premier retour à la maison en week-end, le fils prodigue refuse de t'embrasser en te disant : "Nan mais c'est bon M'man, pas la peine de faire dans l'effusion non-sanitaire pasque j'ai croisé au moins une centaine de personnes avant d'arriver ici : on verra après que j'aie pris une douche à la maison !"... 

D'abord tu te dis : "pas la peine de se mettre les ovaires au court bouillon pour ce @#¥€©¢®$¦§¶©...", et puis tu réalises qu'il a dit "à la maison" et tu souris tout le week-end*. 

*note pour maintenant : arrêter de la jouer "retour du fils prodigue" tous les week-end, le reste de la fratrie commence à s'agacer.



7.9.20

Mon oisillon

Je me suis réveillée au milieu de la nuit, presque en sursaut, en réalisant que Petitout va quitter la maison pour aller faire ses études.

Ce n'est pas le premier enfant à partir, puisque Toutgrand avait vécu un an à des centaines de kilomètres de la maison à 15 ans, mais je savais qu'il allait revenir.

Là c'est différent car Petitout est mon plus jeune enfant et je viens de comprendre que notre vie de famille ne sera plus jamais la même. 

Je me suis réfugiée au salon, où j'ai pleuré une bonne heure, à en avoir mal à la tête. 
Plus je pleurais et plus je me trouvais ridicule de pleurer, parce qu'en réalité je suis heureuse et fière qu'il puisse faire des études qui lui plaisent. 

Mais j'ai quand même continué de pleurer, tout en rigolant, et en me disant que certainement des personnes avaient déjà été internées pour moins que ça.

Et plus je me disais que j'étais ridicule, plus je pleurais, plus je rigolais, plus je me mouchais et plus j'avais mal à la tête. 

Il est heureux que personne dans la maison ne se soit réveillé pour me voir dans cet état. 

Mon Petitout est bien grand désormais. 

25.6.20

Note pour plus tard

Afin de plus avoir à te demander pourquoi tes interlocuteurs semblent particulièrement déconcentrés, même s'il fait très chaud, à l'avenir évite de porter une robe-bandeau quand tu participes à une visio de chez toi. 

Ce n'est qu'une fois l'entretien terminé que j'ai réalisé que la webcam me cadrait à partir de la naissance de mes einsses et qu'à l'écran je donnais vraiment l'impression d'être na*ked.


19.6.20

L'éclosion


Nos premières fleurs d'Hibiscus. Trop contente !

30.5.20

La petite Reine

Au début du confinement Toutebelle a eu l'amabilité de me prêter son vélo d'appartement, qui prenait la poussière dans un coin de sa chambre.
Je l'ai installé sur notre terrasse et pendant tout le confinement me suis approprié la bête, il est devenu mon fidèle destrier.

Je faisais entre cinq et sept heures de vélo par semaine, pour le plus grand plaisir de nos voisins qui se délectaient de mes tenues improbables (note pour plus tard : racheter des tenues de sport), dont mes mini-shorts (note pour maintenant : acheter l'appareil de torture anti-cellulite en haut des cuisses).

Bref ! En deux mois je suis devenue la Jeannie Longo des terrasses.

Forte de ce nouveau titre, j'ai voulu me prouver que la liberté retrouvée ne gâcherait en rien mes nouvelles sensations, alors j'ai ré-enfourché mon vieux B-TWIN 5. Je ne sais pas à quelle version on est aujourd'hui, mais en 2006 c'était le top du top !

Je vous passe les moqueries de Petitout, cycliste pro de la famille, qui me fait remarquer sans cesse que même pour un sumo mon vélo serait trop lourd et : "Bon courage pour monter les côtes avec ton tank, hein !"
Parce qu'à Lyon, des côtes on en a ! Et nous ne nous en plaignons pas. 

Non, mon vrai souci c'est la selle. La selle d'origine s'est percée et dégouline de gel tellement dégueulasse que même le chirurgien esthétique le plus douteux au monde rechignerait à l'employer pour fabriquer des prothèses mammaires.

Ma selle est kaput donc et il me faut la remplacer.

Mais voyez-vous, le problème est que mère nature m'a fort généreusement dotée au niveau de l'assise et ce serait faire injure à tant de perfection que de prendre la première selle venue. 
Et puis pour tout vous dire, j'en ai essayé plein de selles, mais elles me font toutes très mal au Luc. 
Et pour continuer de tout vous dire, si je dois avoir mal au Luc, je préfère que ce soit pour d'autres raisons*, hein !

Donc, mes sœurs princesses petits pois du Luc, si vous aviez quelques conseils à me prodiguer pour que je trouve la reine des selles à vélo pour femme gâtée par la nature, afin que je puisse chevaucher mon fidèle destrier des heures durant sans séant meurtrir, je vous en saurais infiniment gré !

En attendant, je vais randonner, au pire ça ne fait mal qu'aux pieds.

Des bises ensoleillées  

*comme assister des heures durant à des concerts à Jazz à Vienne très inconfortablement assise sur les pierres du théâtre antique... bande de coquines !