14.5.08

En négligé

Je reviens de chez notre maîtresse à tous, Bellzouzou la bien nommée, qui nous parle avec son talent unique, dans son dernier post, de mères qui accompagnent leurs enfants à l’école en chemise de nuit et ça m’a rappelé quelques souvenirs du même acabit.

Voyez-vous mesdames zé messieurs, lorsque j’ai dû choisir une maternité pour accoucher de mon premier enfant, le tout aussi bien nommé Toutgrand, j’ai choisi un hôpital très select dans lequel officiait ma meilleure amie, en tant que (pas tant que ça mais quand même) sage-femme.
Il s’agit d’un hôpital public, mais dans une banlieue très très chic de la région parisienne, en bord de Seine. C’est le genre d’endroit où vous croisez des stars qui n’ont même pas besoin de passer dans des émissions de télé réalité pour qu’on se souvienne d’elles.

Donc moi, avec mes préjugés à 40 centimes d’euros, je me disais que vu le nombre de bourgeoises au mètre carré, je ne souffrirais pas de problèmes de promiscuité si je me retrouvais dans une chambre double. Mais que nenni mes zamis, la bourgeoise a plus que les autres femmes une très nette tendance à se laisser aller, qui s’explique peut-être par le fait qu’elle a l’habitude qu’on lui fasse tout.

Je vous explique, le lendemain de la naissance de Toutgrand, soit vers à 6h30, je me dirigeais vers les douches lorsque l’infirmière ébahie m’a arrêté dans le couloir en me demandant où je me rendais.

Je lui ai expliqué que j’allais prendre une douche et m’habiller. Elle m’a dit : «Mais vous ne voulez pas plutôt vous reposer et attendre qu’on s’occupe de vous ?» Je lui ai répondu que j’allais très bien, que je n’avais pas eu de césarienne, que j’étais tout à fait capable d’aller me doucher toute seule et que mon nouveau-né apprécierait certainement plus de tétouiller des tétés à proximité d’aisselles propres.

Je n’ai compris sa surprise qu’en observant mes voisines bourgeoises. Elles déambulaient en nuisettes, culottes- filets (que tu vois les grosses couches de mères toutes fraîches, pas si fraîches que ça, à travers) et certaines même réclamaient que les aide-soignantes leur fassent la toilette, alors qu'elles n'avaient pas eu de césarienne ! Comme si par leur mise et leur attitude elles avaient envie de se faire cocooner encore un peu, avant qu’il n’y en ait plus que pour le bébé à la sortie de la maternité.

Alors je me doute bien que vous serez nombreuses à ne pas être d’accord avec moi, puisque parmi mes amies certaines ont adoré se prélasser dans des chemises de nuit toute la journée après chaque accouchement, mais j’insiste, la chemise de nuit n’est pas la tenue obligatoire dans un hôpital la journée et sauf si des raisons médicales diminuent sa mobilité, une femme qui vient d’accoucher, doit « plus que toute autre », être propre et soignée !

Bellzouzette, tu comprendras que pour moi, tes mamans qui déposent leurs enfants à l’école en chemise de nuit, sont des extra-terrestres.

6 défauts

Il y a quelques jours Cahuette m’a tagué, ça m’a fait rire parce qu’elle demandait que je vous parle de 6 de mes défauts.

Pfffffff ! Moi des défauts, pourquoi pas des faiblesses tant qu’on y est ? J’ai cherché longtemps, mais en toute humilité je ne m’en suis trouvé aucun, alors j’ai demandé à mes proches et, chose étrange, eux m’en ont trouvé plein !

Je ne remercie pas Cahuette qui fut,avec ce tag, à l’origine d’une belle dispute entre JKG et moi, vu que le monsieur se montrait intarissable sur le sujet. :-)

Au final, j’ai pris la somme des défauts récoltés auprès ceux que j’aimais avant et j’ai divisé par 6 pour obtenir les défauts majeurs.

Primo : têtue
Je suis tellement têtue et depuis si longtemps que ma mère raconte en rigolant (aujourd’hui, pas à l’époque) que je n’ai jamais cédé à aucun chantage et que je préférais me passer de tout ce que j’aimais plutôt qu’abdiquer.

Secundo : autoritaire
Je dirais pour ma défense qu’à l’époque où j’encadrais des équipes masculines, aussi bien au travail qu’au basket, il fallait bien que je me montre ferme, mais il semblerait que là aussi ça remonte à l’enfance.

Tertio : exigeante
JKG vous en parlerait mieux que moi, car il me dit souvent que pour me satisfaire il faudrait qu’il soit 10 hommes différents et que mon niveau d’exigence en général est trop élevé pour de simples mortels. Un ami m’a dit la même chose dernièrement, ce doit être vrai. Je suis tout aussi exigeante avec moi-même, mais ça n’atténue rien.

Quatreuzio (je cause comme je veux d’abord) : hyper protectrice
Je ne fais confiance qu’à un nombre très restreint de personnes pour prendre soin de mes têtes multicolores et lorsque je les confie c’est généralement à des personnes qui savent que je les ai à l’œil. Mais je vous rassure, par la force des choses je lâche du lest car mes têtes multicolores sont de plus en plus indépendantes.

Cinquezio : trop indépendante
Dans notre société lorsque l'on choisit de vivre en couple et d’avoir des enfants, il semblerait qu’il faille se plier à des règles sociales implicites, comme ne pas voyager seule et si on s’accorde du temps, c’est plus acceptable de le faire avec des copines, si on est une femme. Eh bien désolée, je suis avant tout un individu et cet individu aime s’échapper seul parfois. Alors s’il est vrai qu’avec mes enfants et même mon couple j’ai franchement décroché de mon nombril et que je passe 99% de mon temps à œuvrer pour eux, les 1% restant je cultive mes propres rêves et suis mes envies sans me préoccuper de ce que pensera mon entourage.

Sizio : Trop franche
Je gagnerais sans doute socialement et professionnellement à caresser plus souvent «les gens qu’il faut» dans le sens du poil, mais je ne sais pas faire alors tant pis !

Bon, ça y est t’es contente Cahuette, y a plus personne qui voudra me parler maintenant ! :-)

Je tague tous ceux qui ont trop d'amis.

13.5.08

Du jamais vu

Ce soir à la nuit tombante, nous partions du restaurant chinois, où Petitout et moi étions allés dîner en amoureux (Toutebelle et Toutgrand participant à une nuit camping) et nous roulions vers la gare pour aller chercher JKG, tardivement rentré d’un déplacement en province, lorsqu’une voiture m’a fait des appels de phare.

Bien que JKG m’ait fait jurer 4598789 fois de ne pas m’arrêter en de telles circonstances, je me suis dit que ma voiture avait peut-être un pépin que je n’avais pas vu, je me suis arrêtée et suis allée parler au conducteur (oui je sais, je ne suis pas prudente).

Le monsieur m’a dit : « Connaîtriez-vous la route pour se rendre à la ferme du Petit Nuage* »

Moi estomaquée : « Vous m’avez fait des appels de phares pour me demander de vous indiquer une direction, alors qu’il y a des panneaux indicateurs dans toute la ville ??? Moi je croyais que c’était grave ! »

Le conducteur : « Eh bien en fait je me suis arrêté à votre droite au rond point précédent et je vous ai vu sourire à votre enfant, je me suis demandé le prénom d’un si beau sourire. Quel est votre prénom ? »

Moi furibarde : « Ben mon prénom c’est « Je vais chercher mon mari à la gare. » Vous voulez toujours que je vous indique le chemin pour vous rendre à la ferme du Petit Nuage ? »

Le conducteur : « Non, c’est bon merci, je vais appeler des amis qui vont venir me chercher. »

Ben vous savez quoi, je n’ai pas été flattée du tout du plan drague du jeune homme (séduisant, mais c’est pas le problème) parce qu'en même temps que je lui parlais, je réalisais que mon moteur tournait, avec mon fils seul à l'intérieur de la voiture et que si j'étais tombée sur un cinglé ou des voleurs de voitures, je n'aurais pas été en mesure de protéger Petitout. Le monsieur n'était sans doute pas méchant mais sur le coup j'ai eu une sacrée frousse.

*Nom modifié, car trop reconnaissable par les habitants de notre ville.

9.5.08

LE PICHE-NICHE

Les beaux jours étant revenus (mais principalement en région parisienne pour une fois, faites pas vos jaloux !) et les vacances étant finies (sauf pour les fonctionnaires qui travailleront lundi alors que c’est un jour férié, pour une fois, faites pas vos jaloux !), il est plus que temps de parler du rendez-vous pipeule le plus couru de la blogosphère : LE PICHE-NICHE !

D’abord, je et moi-même avions proposé la date du 8 juin et nous étions assez d’accord avec nous même car nous nous trouvons merveilleusement brillante en toutes circonstances (et pas seulement à cause du soleil qui fait luire les bouts de nez qu’il faut repoudrer, etc etc.). Donc pour en revenir à nos moutons (et même que s’ils ressemblent à Ian Lawless, je suis candidate pour la tonte et j’attendrai près de lui la repousse), je disais avant d’être interrompue par une nouvelle pensée impure, que THE BIGGEST INTERNATIONAL BLOGO-PICHE-NICHE était bien prévu le 8 juin.

Mais finalement la date du 8 juin ne sera pas retenue, car Tili préfère aller voir un spectacle médiéval (Pffff ! qu’est-ce qu’ils ne feraient pas pour passer pour des intellectuels ces chercheurs. Genre, c’est bien la peine d’être un des initiateurs du progrès pour se replonger avec délectation dans une époque où il n’y avait même pas l’I-pod : trop la tehoooon) et comme il faut toujours faire ce que veut Tili, because sinon elle s’énerve, elle rentre grave en colère, elle vous envoie tous pleins d’ondes superatomiques et elle a même le pouvoir de vous faire perdre tous vos veuchs (je traduis pour les vieux de plus de 35 ans : cheveux) rien que par la force de sa pensée…. Vous ne me croyez pas ? Demandez à ses voisines de salles d’attentes qui ont osé lui piquer le magazine qu’elle voulait lire, ce qu’il leur est arrivé. En résumé, il vaut mieux ne pas la contrarier.
Alors on retient le dimanche 15 juin, même si par sa faute ma mère ne m’adressera plus la parole car ce jour-là nous devions fêter son anniv et peut-être même qu’elle va me déshériter et comme JKG viendra de me quitter car j’aurai passé trop de temps à surveiller la repousse de la laine de Ian, eh ben je serai seule et ruinée et tout ça à cause d’une fête médiévale, mais enfin…. Je ne peux rien refuser à Tili, alors je suis prête à prendre ces nombreux risques.

« In fine » pour ceux qui ne se sont pas encore endormis, le GRAND PICHE-NICHE, évènement mondain de la saison blogosphérique aura lieu le dimanche 15 juin, mais où mais où me direz-vous ? Dans la forêt de Fontainebleau, même que le chum de Tili propose une initiation à l’escalade et moi je propose le circuit Petit Poucet, sans les cailloux.
Bien entendu, tous vos enfants sont les bienvenus et je rappelle que le circuit Petit Poucet est gratuit et peut rapporter gros en tranquillité.
Tous les blogocops sont les bienvenus, ce sera l’occasion de faire connaissance. Seuls les criminels ne seront pas les bienvenus, mais je décrète une amnistie spontanée pour les assassins de belles-mères.

Trêve de bêtises : T’en es, ou quoi ?

5.5.08

Parce que parfois les images se suffisent à elles-mêmes

4.5.08

Humeur jazzie

Mesdemoiselles zé mesdames, j’en appelle à la solidarité féminine : aidez-moi à trouver mon nouvel homme jazzy s’il vous plaît.

Voyez-vous cher vous-même, je ne suis qu’une femme, avec tous les effets secondaires qu’induisent les changements climatiques et autres manifestations naturelles. Et il se trouve que ladite jeune-femme (je me ménage si je veux d’abord !), fantasme à mort sur l’homme « Jazz » d’Yves Saint Laurent depuis de nombreuses années, mais que là comme c’est le printemps il faut grave de la concrétisation avant que je ne me jette sur le premier ersatz jazzy venu, because of my hormones qui pétillent.
video
video

Comme vous le savez j’ai déjà un homme furieusement jazzy dans ma vie, mais je lui rends sa liberté, rapport à quelqu’une qui fonde des espoirs insensés vis-à-vis de cet homme, qui savoure depuis plusieurs années du caviar et qui aura beaucoup de mal à se mettre aux œufs de lump. Enfin, j’dis ça, j’dis rien… laissons-lui une chance.

Donc mesdemoiselles zé mesdames, vous pouvez considérer qu’il s’agit d’un cas de force majeure, voire d’une œuvre humanitaire : siouplé , aidez-moi à trouver mon nouvel homme furieusement jazzy ! Et même s’il a l’air inquiétant en claquant des doigts et en dansant dans la rue, sans écouteurs sur les oreilles, s’il a le style de les (j'en perds mon grec) jolis messieurs qui me font tout plein de choses en dedans quand je regarde ces pubs, eh ben je prends !

Lorsque vous l’aurez trouvé dites-lui bien que pour lui je serais prête à tout, que j’irais jusqu’au bout du monde, je me ferais teindre en blonde, s’il me le demandait, j’irais décrocher la lune, j’irais voler la fortune, s’il me le demandait. Que je renierais ma patrie, je renierais mes amis, s’il me le demandait, etc.

En retour je vous aiderai à trouver votre fantasme masculin avec la même détermination, foi de névrosée !

29.4.08

L'AMITIE (Attention post Bisounours)

La semaine dernière j’avais écrit ça :

« Par accident

C’est un peu par accident que N. et moi sommes devenus amis, mais depuis 16 ans notre amitié ne s’est jamais démentie.

Notre tandem en a dérangé plus d’un. Comment une jeune fille et un beau garçon célibataires peuvent passer des nuits entières à refaire le monde sans jamais penser à passer sous la couette ?
Je serai bien en peine de vous répondre, je sais juste que je ne l’ai jamais désiré de cette façon-là, aussi beau soit-il et que par chance la réciproque fut vraie. Nos amoureux respectifs n’ont jamais été très à l’aise avec ce concept. L’amitié hétérosexuelle n’a pas bonne presse et pourtant…

J’ai une grande admiration pour lui. Il a décroché le plus haut diplôme universitaire sans jamais faire de vagues, il ne s’est jamais pris au sérieux. Il est aujourd’hui un écrivain et un chercheur reconnu dans sa branche, mais il conserve sa simplicité légendaire. Il a hébergé pendant des années un SDF, malgré le désaccord de son entourage, comme si c’était la chose la plus évidente au monde. Eh oui, en plus il a un cœur d’or.
Il peut parler pendant des heures avec passion, lorsque nous devisons et se montrer des plus mutiques lorsqu’il estime que les mots ne sont plus nécessaires.

Son regard plein de tendresse, qui se pose sur moi lorsque nous nous voyons, vaut les plus grands pactes de sang.
C’est l’homme qui m’a dit il y a 10 ans, lorsque j’étais mal dans ma peau d’avoir pris trop de kilos : « Tes kilos supplémentaires sont une aubaine, j’aurai plus de toi à aimer »
Il a toujours les mots justes et réconfortants, il est l’as du relativisme et du recentrage sur l’essentiel.

Vous me direz difficile de ne pas l’aimer, c’est bien pour ça que je ne chercherai jamais à résister.

Ce week-end j’irai voir mon ami N. pour faire la connaissance de son premier enfant, je suis très émue, mon précieux ami est devenu un père. »

Malheureusement je n’ai pu m’y rendre car son amoureuse a vécu une épreuve personnelle. De fait, ça repousse à plus tard le café-terrasse avec super Daph, mais ce n’est que partie remise.

Lorsqu’il m’a téléphoné pour m’annoncer la mauvaise nouvelle, nous avons discuté longuement, j’ai fait de mon mieux pour le réconforter, mais je me sentais bien impuissante.
Comme vous le savez déjà mes amis me sont très précieux, lorsqu’ils souffrent je ferais tout pour les protéger, aussi j’ai beaucoup de mal à comprendre qu’on puisse faire du mal à quelqu’un qu’on prétend aimer d’amitié.

Et pour vous qu’est-ce que l’amitié ? Avez-vous des amis pour lesquels vous seriez prêts à renoncer à une soirée romantique avec George Clooney ou Monica Bellucci ?

27.4.08

l'EVJF 2

Comme je vous le racontais ici, je suis fermement décidée à organiser un enterrement de vie de jeune fille digne de ce nom pour le mariage de mon amie G.
Je sais que sans le formuler vraiment, elle espère bien que je prendrai cette initiative et que je réussirai à la surprendre avec une de mes « idées folles » comme la fois où je lui ai organisé une méga fête anniversaire surprise, dans sa chambre d’hôpital, il y a plus de 15 ans de ça…

Par chance ils ont choisi de se marier tout près de chez notre prof de maths préféré,Tirui, qui m’a gentimment aidé en me renseignant sur les distractions possibles pour un groupe de jeunes-femmes décidées à faire la fête sur ses terres et s’est très généreusement proposé pour accueillir toutes les jeunes-femmes participant à l’EVJF. Il s’est même dit prêt à la plus grande tolérance si d’aventure la future mariée avait pour gage de faire un strip-tease au milieu de son salon… quel altruiste ce Tirui !

Aussi il ne me restait plus qu’à contacter les participantes à l’insu de la future mariée.
J’ai donc demandé au futur marié de me faire parvenir par mail les coordonnées de toutes les amies de G. conviées au mariage.
Il m’a transmis les coordonnées tout en me précisant de contacter C. en premier car «elle est incontournable et elle sera en mesure de te dire si les copines du basket ont prévu quelque chose de leur côté.»

Très heureuse que cela s'enchaîne parfaitement, j’ai donc envoyé un mail à C. qui m’a répondu plusieurs semaines plus tard, car elle consulte rarement sa messagerie, en me disant : « Je n’ai pas eu vent de l’organisation d’une animation particulière au sujet du mariage de G., mais il faut dire aussi que je n’ai pas reçu d’invitation à son mariage…. Un oubli ? »

G. a envoyé les invitations depuis plus d’un mois… Gloups !

Policiers, vous ne viendrez plus à l'aéroport par hasard !

L’ironie de certaines situations, ainsi que l’opportunisme de certaines personnes, ne cesseront de me surprendre.
En lisant hier le canard enchaîné j’ai acquis la certitude que « le malheur des uns fait le bonheur des autres » !

Les policiers qui se plaignaient de ne pas avoir « embrassé la profession » pour appliquer les mesures d'éloignement, en escortant de pauvres sans-papiers jusque dans leur pays (ou pas)*, auront désormais beaucoup plus de mal à trouver des oreilles compatissantes.

Figurez-vous que les policiers chargés d’escorter les étrangers lors des reconduites à la frontière, cumulent des « miles » avec leurs cartes de fidélité « Flying Blue » nominatives, lorsqu’ils passent les guichets de la douane.
Alors à raison de 23000 éloignements en 2007, selon le ministère de l’intérieur et le Canard enchaîné et sachant qu’en moyenne 3 policiers accompagnent celui qui va être expulsé, ces policiers se constituent un sacré stock de miles sur le dos des clandestins.

De nombreux policiers bénéficient déjà du statut « Gold » (statut des hommes d’affaires qui voyagent régulièrement, aux frais de leur entreprise, en empruntant des moyens ou longs courriers) et iront avec leurs familles se prélasser au soleil grâce aux expulsions. Je suis certaine que d’une certaine façon, eux, aiment les sans-papiers.

Et dire que certaines personnes osent affirmer que TOUS les policiers « luttent » contre l’immigration clandestine…

Si vous voulez en savoir plus sur la situation des policiers en France, allez faire un tour sur le blog de Jean-Pierre Martin.


*Dans la mesure où il n’est pas toujours aisé pour l’Etat français de déterminer l’origine de certains sans-papiers, de nombreux expulsés sont renvoyés sans ressources dans un pays dont ils ne connaissent rien.