"Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout a coup être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.

Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie. C'était tout cela être le Zubial."

Alexandre Jardin, Le Zubial

25.6.20

Note pour plus tard

Afin de plus avoir à te demander pourquoi tes interlocuteurs semblent particulièrement déconcentrés, même s'il fait très chaud, à l'avenir évite de porter une robe-bandeau quand tu participes à une visio de chez toi. 

Ce n'est qu'une fois l'entretien terminé que j'ai réalisé que la webcam me cadrait à partir de la naissance de mes einsses et qu'à l'écran je donnais vraiment l'impression d'être na*ked.


19.6.20

L'éclosion


Nos premières fleurs d'Hibiscus. Trop contente !

30.5.20

La petite Reine

Au début du confinement Toutebelle a eu l'amabilité de me prêter son vélo d'appartement, qui prenait la poussière dans un coin de sa chambre.
Je l'ai installé sur notre terrasse et pendant tout le confinement me suis approprié la bête, il est devenu mon fidèle destrier.

Je faisais entre cinq et sept heures de vélo par semaine, pour le plus grand plaisir de nos voisins qui se délectaient de mes tenues improbables (note pour plus tard : racheter des tenues de sport), dont mes mini-shorts (note pour maintenant : acheter l'appareil de torture anti-cellulite en haut des cuisses).

Bref ! En deux mois je suis devenue la Jeannie Longo des terrasses.

Forte de ce nouveau titre, j'ai voulu me prouver que la liberté retrouvée ne gâcherait en rien mes nouvelles sensations, alors j'ai ré-enfourché mon vieux B-TWIN 5. Je ne sais pas à quelle version on est aujourd'hui, mais en 2006 c'était le top du top !

Je vous passe les moqueries de Petitout, cycliste pro de la famille, qui me fait remarquer sans cesse que même pour un sumo mon vélo serait trop lourd et : "Bon courage pour monter les côtes avec ton tank, hein !"
Parce qu'à Lyon, des côtes on en a ! Et nous ne nous en plaignons pas. 

Non, mon vrai souci c'est la selle. La selle d'origine s'est percée et dégouline de gel tellement dégueulasse que même le chirurgien esthétique le plus douteux au monde rechignerait à l'employer pour fabriquer des prothèses mammaires.

Ma selle est kaput donc et il me faut la remplacer.

Mais voyez-vous, le problème est que mère nature m'a fort généreusement dotée au niveau de l'assise et ce serait faire injure à tant de perfection que de prendre la première selle venue. 
Et puis pour tout vous dire, j'en ai essayé plein de selles, mais elles me font toutes très mal au Luc. 
Et pour continuer de tout vous dire, si je dois avoir mal au Luc, je préfère que ce soit pour d'autres raisons*, hein !

Donc, mes sœurs princesses petits pois du Luc, si vous aviez quelques conseils à me prodiguer pour que je trouve la reine des selles à vélo pour femme gâtée par la nature, afin que je puisse chevaucher mon fidèle destrier des heures durant sans séant meurtrir, je vous en saurais infiniment gré !

En attendant, je vais randonner, au pire ça ne fait mal qu'aux pieds.

Des bises ensoleillées  

*comme assister des heures durant à des concerts à Jazz à Vienne très inconfortablement assise sur les pierres du théâtre antique... bande de coquines !

13.5.20

Tadaaaaaaaaaaam !

Jasmin, hibiscus et Hoya Australis... j'espère que les plantes s'acclimateront, j'en suis dingue !

Mention extra-super bien à mon chéri qui a monté cette serre presque seul (j'ai quand même placé les joints, hein) et fabriqué en moins de 30 minutes ces étagères avec la palette de livraison de la serre.

Mention extra-super-formidable à mes enfants qui ont été si agréables à vivre pendant toute la durée du confinement. Je suis immensément fière d'eux, ce sont de belles personnes.

Des projets à foison, une demande en mariage, un été surprenant d'incertitudes et beaucoup de travail : ça va l'faire ! La vie reprend son cours tout doucement et je me sens bien.

Hier j'ai pensé à tous ceux qui se sont sentis si horriblement seuls pendant ce confinement, je vous souhaite de belles retrouvailles.




20.4.20

La junkie

A force de me lire vous avez maintenant une assez bonne idée de l'ensemble de mes névroses, mais je me dois de vous en confesser une autre : je me shoote au parfum des fleurs.

Alors vous l'aurez compris, zamis, quand le printemps arrive, je suis intenable. Pendant nos balades je m'arrête toutes les cinq secondes pour humer la moindre fleur.

J'adore offrir des fleurs, alors à chaque fois que nous sommes invités quelque part je fonce chez le fleuriste. Seulement les fleuristes ne peuvent plus me voir en peinture car je passe des plombes à sniffer les fleurs en espérant pouvoir offrir des fleurs un minimum odorantes, mêmes en plein hiver.
Je suis parvenue au constat que les fleurs d'élevage ne sentent rien et sont, tout comme les légumes, génétiquement modifiées pour sembler belles et tenir longtemps.

Aussi, j'ai décidé de me lancer dans l'horticulture à petite échelle, pour faire pousser mes propres "fleurs qui sentent bon préférées". Mon bûcheron s'est engagé (le malheureux-généreux) à me fabriquer une petite serre avec récupérateur d'eau et  panneaux solaires pour alimenter le chauffage qui sera nécessaire en hiver pour aider à pousser mes fleurs exotiques préférées.

Je suis en joie et frétille d'impatience. Je vous raconterai.

15.4.20

Pour vivre heureux, vivons cachés

J'aime tendrement notre Bellzouzou nationale, comme vous le savez, et je suis bien en peine de la savoir si tourmentée par la situation actuelle.
Alors, j'ose à peine dire combien ce confinement m'est agréable.

Mon bûcheron a laissé son logement et choisi de venir confiner avec nous, nous en sommes tous ravis.

Nous travaillons, bricolons, jardinons, rigolons, jouons, nous disputons très peu, nous reconcilions joyeusement, faisons des projets, cuisinons, préparons des cocktails inédits, lisons, lisons, lisons, regardons des films trop trop sympas, faisons une heure de sport par jour et surtout, surtout, nous nous reposons autant que nous en avons besoin... Je ne mesurais pas combien j'en avais besoin. 

Le Covid est passé par chez nous, mais aujourd'hui nous allons tous bien et avons décidé de profiter des 4 prochaines semaines pour prendre soin de nous. 

Bien que je télétravaille, je ne me suis jamais sentie autant en vacances et le beau temps me fait un bien fou. 

Alors je sais que ce confinement est un cauchemar pour nombre de personnes, mais très égoïstement pour une fois dans ma vie, j'ai juste envie de savourer mon bonheur.

Nous avons la chance d'être vivants, vivons ! 

8.4.20

Question aux femmes de plus de 50 ans

Je me souviens que lorsque je lui avais annoncé notre séparation, mon ex-mari s'était empressé de jeter ce qu'il appelait mon "kit de nymph*omane"** et avec l'élégance qui le caractérise, disait à nos enfants que j'avais le fe*u aux fesses et que j'allais les abandonner pour partir avec le premier homme venu. 

Ça m'avait beaucoup amusée, car je n'ai rien d'une nymphomane, je ne suis qu'une quadragénaire épanouie dans sa seskualité. Ce fut l'occasion de parler avec mes enfants, qui avaient alors 12, 14 et 16 ans, du respect de l'intimité de chacun, mais aussi de l'amour, de l'amour physique, de l'égalité femme/homme et du respect. 

J'ai des amies de tous les âges et rares sont celles qui expriment, même pudiquement, des besoins et encore des fantasmes en la matière, même chez les plus jeunes (la trentaine). Et en cette période de confinement aucune amie en couple ne m'a dit être ravie d'avoir l'occasion de partager plus de moments d'intimité avec son chéri. Et pourtant, n'est-ce pas l'occasion rêvée et la meilleure façon de se détendre ? 

Dites-moi s'il vous plaît, mes aînées, continue t'on d'avoir du dé*sir, des fanta*smes et du plai*sir après cinquante ans ?

**huile de massage come*stible, huile chauf*fante come*stible, poudre gour*mande, etc.